FAITES DANS CE SIÈCLE
Bondelmonte, Liber insularum Archipelagi, p. 54 (éd. de Sinner) :
« in Amphipoli (lisez Amphipagi?) vero promontorio
oppidum Sancti Angeli munitissimum erigitur (sur la côte N.-O.
(1) Lac sur la côte S.-O.
{l) Village au N. de Palœokastritsa. Ce nom, qui n*est pas rare en Grèce, paraît être une corruption de 'HpdxXetov. Près d'Harakli est le village de Lakones, dont le nom a également une physionomie antique.
(3) Baie sur la côte O.
16 RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES StTR LES ILES IONIENNES.
(lo rfle) (de l'autre côté de Tfle) planities amœna et multarum
liabitata gentium ampliatur, et in ea olim Cercyra nrhs deleta cernitur, tormentisque columnis ampUata (?). Phalarius mons (lisez Phalacrus) altissimus ab ea videtur..... in radicibus autem montis hujus scopulus est, quem ad similitudinem Ulyxis navem fuisse dixere vetusti (il veut parler du Phalacron avec le rocher d'Ulysse mentionné par Pline; la carte de Mansell appelle également rîlot de Pondikonnisi Vlysses L ; sous sa forme actuelle, cet îlot n'a aucune ressemblance avec une barque). Prope vero Leucinnam promontorium Cassiopis mœnibus erectis et jam a piratis olim dosolata videtur, etc. » — On voit que Bondelmonte se trompe sur la position du cap Phalacron et du cap Leukimma , et il ne faut pas non plus attacher grande importance à son opinion sur la position du cap Amphipagos (1).
Spon et Wheler, Voyage d' Italie j de Dalmatie^ de Grèce et du Levant (1678), I, p. 128 :
« La grande quantité de marbre qui s'en tire (de la presqu'île de Palaeopoli) fait voir que c'étoit une ville magnifique
elle avoit un beau port, où l'on void encore l'endroit de la chaîne
qui le fermoit il y avoit un aqueduc qui passoit de la ville au
port, pour fournir les galères d'eau, et nous en vîmes la sortie
on y trouva , il y a quelques années , une statue de Germanicus qui fut emportée à Venise par le provéditeur VaUier ; mais nous vîmes l'inscription de la base. On y découvrit aussi un grand trou couvert d'une pierre de taille, plein d'une prodigieuse quantité de médailles de cuivre de plusieurs empereurs, mais principalement de la famille de Sévère. »
Quirinus, Primordia Corcyrse (1738), p. 156 :
a Exstant quidem in ea Gorcyrae urbis regione quam incolae Palaîopolim vocant rudera quaedam antiquioris ac magnificae civitatis vestigia. »
Marmora, p. 26 et suiv. :
« Délia città, per opéra de' Goti, che la destrussero, non si veggon che le rovine. Ma i residui magniflci di templi, di archi, di teatri, di scolture, di fabbriche, ancorchè caduti, soUevano la gloria di una illustrissima terra. » Après quoi , pour montrer « les Vicissitudes des choses humaines, » il donne un plan magnifique
(1) Los Détailt sur Corfou identifient i'Amphipagos avee le cap Aphiona.