‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 74 sur 136 · II. — CÉPHALONIE · texte numérisé non relu

II. — CÉPHALONIE

tout ce qui restait de la plus grande des deux citadelles de Samé , me donna les renseignements suivants :

» L'enceinte de la grande citadelle, selon lui, est surtout conservée du côté du S.-O. ; vers le S. ou le S.-E. , il reste une porte couverte; à Tintérieur de la citadelle, il y a une citerne taillée dans le roc, qui communique, dit-on, avec un puits situé dans la petite vallée au S.-E. de la colline. — Au delà de cette vallée est une autre colline nommée Alpovouni, où Ton voit un espace plat pavé de pierres, qu'on croit être l'emplacement d'un temple d'Apollon (1). «

M. Zervos me parla encore de ruines de fortifications antiques (xaorrpta) situées du côté de Pyryi. Ce que je vis était insignifiant.

En allant du village 'c t6 yiaXci à Zanetata , on passe par une petite éminence appelée 'ç xJt [xdfpfxapa. On a trouvé à cet endroit une tête de femme en marbre, qui est aujourd'hui chez M. Tsimaratos, à Haya Thekla. Sur les lieux mêmes, je n'ai vu qu'une citerne, qu'on dit être antique ; des traces de plusieurs murs se coupant à angles droits et faits de grands blocs rectangulaires (l'un a près de 2m80 de long) ; à quelque distance de là, une rigole assez profonde, creusée de main d'homme dans unrocher en pente; enfin, plus haut, beaucoup de fragments de terre cuite. Les roches qu'on voit sortir de terre à cet endroit sont une espèce de pierre qui se fend naturellement en grandes plaques minces , se détachant par feuilles ; à voir ces roches, on les dirait taillées de main d'homme, et les gens du pays y ont été trompés. On rencontre des roches semblables sur la côte N.-O. de la baie de Samos , près de la route de Samos à Pylaros ; on a voulu y voir des restes de carrières antiques ; l'endroit s'appelle aujourd'hui xJt *EXXYivixd( , sans qu'on y ait jamais trouvé, à ce que j'ai entendu dire , aucun objet antique.

Après avoir vu les fjwjipfjiapa , je remontai la vallée de Samos du côté de Pyryi , en passant par Zanetata et Zervata, Vers l'extrémité S.-E. de cette vallée, au delà du petit ravin boisé de 'AyA Tptdcç, on rencontre une montagne rocheuse se détachant de la chaîne qui longe la mer et s'avançant parallèlement à la chaîne de Pyryi ; c'est sur les contre-forts inférieurs de cette montagne que je devais trouver les xaorrpia de M. Zervos. Mais , sur l'un de ces contre-forts, que mon guide me dit s'appeler \ xà àypa-

(1) Cette croyance n'a sans doute d'autre fondement que le nom de cet endroit. Du reste les monnaies font voir qu'il y avait h Samé un culte d' Apollon.

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Tct&xxt (àypaiïfôi =: poire sauvage), je ne vis aucun reste antique, si ce n*est des morceaux de briques sur la pente N.-E. ; et, sur un autre sommet moins élevé, situé au S.-E. du précédent, je ne trouvai qu'un petit espace plat, entouré de murs assez épais, faits de pierres non taillées , de dimensions ordinaires , empilées les unes sur les autres ; rien n'indiquait que ceci fût ancien.

Tout en haut de la montagne à laquelle ces collines se rattachent il existe, paraît-il, un endroit où M. Zervos dit qu'on a cru reconnaître des restes antiques (?).

Enfin , le papas du village de Koulourata, qui se trouve en face de cette montagne , de l'autre côté de la vallée , me parla d'un xaoTTpo (ou xdtorrpta) situé dans le district de Pyryi , au-dessus d'une église de Saint-Nicolas. — Le district de Pyryi (th Tcup^iov, tI Tuop^Ca?) étant sur la limite du territoire de Samé et du territoire de Pronnoi , il est possible que l'une ou l'autre ville ait eu là un fort pour défendre l'entrée de son territoire.

§ 13. Beaucoup plus intéressants sont des restes de fortifications qu'on voit sur les deux versants de la vallée de Pylaros , qui est la porte (tcuXyj) de la vallée de Samos du côté du N.-O. Ces ruines, qui m'ont été indiquées par. M. Georges Phlorias, député de Pylaros, n'ont jamais été décrites, que je sache. J'ai seulement trouvé l'indication suivante dans Petit-Radel, ouvrage cité^ p. 298 :

a N® LXXI (de la galerie pélasgique). Mur de Palatia. »

« Exécuté d'après les dessins de M. Words-Worth, »

a Palatia , ville de l'île de Géphalonie , aujourd'hui en ruines dans l'île de Cefalonia , l'une des îles Ioniennes^ parmi ces ruines on voit le mur d'une maison de construction pélasgique. »

Il n'y a jamais eu à Géphalonie de ville de Palatia ; ce nom est le nom moderne d'une ruine pélasgique qu'on rencontre dans la vallée de Pylaros. Geux qui ont voyagé en Grèce savent que, pour les paysans grecs, toutes les ruines anciennes de quelque importance sont des palais , tous les tombeaux où l'on découvre quelque objet précieux, des tombeaux de rois ou de reines.

L'endroit nommé xJt ÏXXirjvtjtà ou Ta TuaXdtTta est situé sur le ver^sant N.-E, de la vallée de Pylaros , à peu de distance du port de Sainte-Euphémie et près de la route qui monte de Sainte-Euphémie à Dhrakata.

Sur un petit plateau situé à une faible hauteur au-dessus de la vallée, on voit les ruines d'une espèce de redoute adossée au rocher naturel. Des restes des trois murs qui la formaient sont conservés; longueur (dans le sens parallèle à la vallée) , environ

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