II. — CÉPHALONIE
cette série de niches, qu'elles soient antiques ou non, a pu servir. Entre syria et Sainte-Euphémie , au pied de la montagne, on rencontre plusieurs endroits (par ex. Tendroit nommé KaXavSapidf), où il y a peut-être des traces de murs pélasgiques.
M. Phlorias m'a encore parlé des restes antiques suivants dans la vallée de Pylaros :
Murs pélasgiques entre Hayos Minas et Skalopati , sur la pente de THaya Dynati (au N.-O. de Dhrakopoulata), et à Vasilopoulata, sur la même pente, mais encore plus vers le N.-O. ;
Autres murs pélasgiques sur la colline de Saint-Spyridon, près de Dhivarata, village situé vers Textrémité N.-O. de la vallée de Pylaros, sur le versant N.-E. de cette vallée ; — à Dhivarata, on a aussi trouvé des monnaies romaines ;
A Kjini, au milieu de la vaUée de Pylaros, dans un terrain appartenant à M. Phlorias , il y a quelques restes d'une construction romaine (sans doute des bains) ;
Des tombeaux faits de pierres grossièrement taillées ont été trouvés dans toute la vallée ;
En creusant les fondations du nouveau monastère de Sainte- Euphémie (1) , on a découvert une tombe faite de très grandes briques ; sur l'une, qui était brisée, on voyait la fin de mot ATTA ;
Sur la pente du KaX^v ^poç qui est tournée vers Sainte-Euphémie, on a trouvé des vases de terre et des tuiles de très grandes dimensions ; sur la même pente on a aussi découvert des monnaies d'or byzantines ; enfin il faut remarquer le nom de tprfv que porte une zone cultivée s'étendant sur cette pente pierreuse , au N. de Sainte-Euphémie ;
De l'autre côté du KaX^v ^poç, à Neokhori, on a trouvé une quantité de lampes de terre cuite (2).
§ 14. — ASSO.
U paraît qu'on n'a jamais découvert à Asso le moindre objet antique (3). L'inscription latine dont j'ai parlé plus haut , p. 12 , est
(1) Ce monastère se vante de posséder les présents que les rois mages apportèrent à Jésus-Christ : une espèce de grille en fils d'or, un peu de myrrhe et un peu d'encens.
(2) M. Antoine Migliaressi m'a aussi dit qu'on avait trouvé à Pylaros , dans une vigne, 20,000 monnaies romaines de Jules César et des premiers empereurs jusqu'à Hadrien.
(3) Selon M. Tsitselis, qui renvoie à Coronelli, p. 178, et à M. Chiotis, t. III, p. 146, quelques restes d'une fortification ancienne auraient encore existé à
encastrée dans le mur de la forteresse , à droite de la porte d'en« trée ; la voici :
Excelsa Yen. resp. prim Pasch Cucon ah oratorib Ceph exorata, ui fideliss. socios ab hostium imminenti peric, tueretur Barth Mauro. insulœ prov. Johan. Mocenese cun [sic] 5 regni Creta procons. revertenti ac Vihc Cana^ Corcyra prov, et cap, commisit. ut communi saluti consulentes locum in insula ita mu.
curarent. ne ampliu^ tyrannicas incurs.
paterentur quapropter admirab. Naxi locum
10 consid. favente Deo. omnes hic urbem œdifi, statuer, cujus quidem operis summam Rafaeli Raspono viro diligenti ampliss Patres imposuere, sexto Id, Novemb. MDVIIC,
consiliatiis
15 Scipione Minio et Ambrosio Cornelio
Post vero obit, Rasp^ per exô^ sénat, idem Cornet inv, prov. urbis. fuit deputatus, ipsoq. recen^^ studio et assiduitate. Pétri comitis Cabutii coll. viri in omnib. integerrimi ejusd. Rasp
20 succès, adjunctis duob, necessariis Belocuar^^ mœnia ad rriagis perfectam formam reducta fuere anno dni. M D V G
L'inscription étant placée de telle façon qu'il est très difficile de la lire, je ne garantis pas les noms propres.
Nous avons parlé plus haut de la prétendue ville ancienne de Nesos, Nasos ou Naxos (1) (v. ligne 9 de l'inscription) ; les Vénitiens auront sans doute entendu Nasso au lieu de Asso (à l'accusatif), et, comme en italien les deux s remplacent en général un x latin , ils auront traduit Nasso par Naxus. — "kaaoti est du reste, comme on sait, un nom ancien ; TEpiaoç peut-être aussi (pour ''Epeaoç?).
§ 15. — PORTO VISKARDO.
A Phiskardo (Piskardo) , on rencontre beaucoup de restes de
Asso lorsque la forteresse moderne fut fondée. Leake parle même d'un morceau de mur grec conservé dans la forteresse moderne ; je ne l'ai pas vu. (1) Loverdos : « t^ tou "Adov, àvo|Jka2!6(J.evov àicà to^;; àpx^^ovc NàÇoc. »