‹ Recherches archéologiques sur les îles ioniennesChapitre 23 sur 50 · II. — CÉPHALONIE · texte numérisé non relu

II. — CÉPHALONIE

peu près en entier (1). Au N.-O., on voit un mur défendant l'approche de l'acropole du côté du ravin qui sépare la colline conique de la chaîne de montagnes.

» La seconde forteresse semble avoir été subordonnée à la précédente (2).

» Un couvent vénitien avait été bâti sur les fondements d'un temple ou d'un autre grand édifice en 1633 (3). La construction nouvelle tombe déjà en ruines , au lieu que l'ancienne muraille est toujours debout.

» Vers la plage on voit des fondations de constructions qui s'avancent de quelque 100 pas sous l'eau. Elles sont toutes en pierre de taille ; mais en outre il y a quelques massifs en brique, de l'époque romaine , par exemple les ruines d'un bain . Dans le voisinage on tire de l'eau des fragments de pavé en mosaïque. Entre autres restes antiques on peut remarquer une ligne formée par un mur qui s'étend à quelque 100 pas au S. des cabanes de pêcheurs aujourd'hui appelées Samo. Les gens du pays croient que ce mur faisait partie d'un bassin où l'on conservait les galères samiennes.

» Derrière les ruines, un peu plus haut dans la vallée , est la nécropole. Beaucoup de tombes ont été ouvertes et l'on y a trouvé des bijoux en or, en argent, et une plaque de métal, probablement un miroir. «

Leake : » Les ruines de Samos sont sur la pente N.-O. d'une colline à double sommet , au N. (4) de la rue qui forme la ville (5) actuelle. La ville occupait les deux sommets , le creux intermédiaire, et leur pente jusqu'à la mer. Sur la colline septentrionale les fondations de l'enceinte de l'acropole sont entièrement conservées ; en certains endroits les assises de la maçonnerie sont très régulières; les pierres sont ajustées avec *un très grand soin; quelques-unes forment des cubes de 6 à 8 pieds de côté. A l'intérieur, le terrain est jonché de débris de poterie. Au milieu sont les ruines d'une grande citerne faite de briques romaines.

» Sur la colline méridionale est bâti le monastère des "Xym 0avêVTs; ; sur l'uu des côtés de ce monastère on voit les restes d'une muraille hellénique.

(1) Goodisson en donne un dessin.

(1) Goodisson a évrdemment fait une confusion ; ce qu'il dit de l'acropole du S. se rapporte à l'acropole du N., et vice versa.

(3) Le monastère des "Ayiot 4>avévTeç, sur la colline du S.

(4) Inexact.

(5) Ce n'est pas une ville, c'est un tout petit village.

» L'enceinto de la ville était de deux milles. Le mur du S.-E., qui unissait les deux citadelles , existe encore en partie sur la pente des deux collines ; on retrouve également en plusieurs endroits le côté E. et le côté O. de l'enceinte, comme aussi celui qui était parallèle à la mer. On peut remarquer particulièrement vers l'angle 0. un reste de mur d'une construction très régulière et d'un très beau travail ; le milieu de chaque bloc fait saillie, et il y a une assise étroite près du sol , selon l'usage ordinaire dans ce genre de maçonnerie.

» Dans le creux entre les deux collines, on voit beaucoup de fondations anciennes. Près de l'angle 0. de la ville, quelques restes de môles , probablement reliés autrefois à celui des murs d'enceinte qui était du côté du rivage , s'avancent dans la mer. Auprès , il y a quelques ruines informes en brique , de l'époque romaine. D'autres ruines de même construction , vulgairement appelées « la zecca » , ont été vues très loin de l'emplacement de l'ancienne ville, à l'E. , près d'une mélokhi du monastère. Les ruines d'une troisième bâtisse en briques se voient sur le côté 0. de l'enceinte antique, derrière la rue moderne ; c'étaient sans doute des bains, à en juger par les ouvertures pratiquées dans les murs.

» Divers tombeaux ont été découverts dans des champs cultivés adjacents à l'emplacement de la ville ancienne , et près de la zecca. A ce dernier endroit, un vieux moine se souvient qu'on a trouvé deux pièces d'or (1). »

Loverdos : » L'enceinte a plus de deux milles ; elle embrasse deux collines dont l'une est plus haute que l'autre. Les murs paraissent moins anciens que ceux de Krané. Ils sont faits de blocs rectangulaires très grands, joints sans ciment. L'un des plus longs, qui se trouve dans la muraille méridionale de la colline la plus élevée, conserve encore la marque du bélier : le coup a fait entrer l'une des extrémités du bloc d'environ i pied et demi dans le mur, et a fait sortir d'autant l'autre extrémité hors de la perpendiculaire du mur. Au N.-E. de la colline la plus élevée , immédiatement en dehors de l'enceinte, est un puits peu profond, très ancien. On a récemment trouvé un chemin souterrain allant du fort au puitS/ — Au pied de la même colline, sur le rivage, il y avait une porte voûtée , taillée dans le roc , qui est à présent murée ; peut-être était-elle l'entrée d'un souterrain conduisant à la forteresse. — Près de là , dans la mer, on voit les restes d'un mouillage (vauXoj^oç) pour les vaisseaux.

(I) Certaines parties de cette description me semblent peu claires.

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