‹ Recherches archéologiques sur les îles ioniennesChapitre 8 sur 50 · TEXTES ANCIENS RELATIFS A LA GÉOGRAPHIE DE CÉPHALONIE · texte numérisé non relu

TEXTES ANCIENS RELATIFS A LA GÉOGRAPHIE DE CÉPHALONIE

Géographie physique.

Strabon , 10 , 2 , 15 , décrit ainsi l'île de Géphalonie : ... [xaxpà

S' àvT^xouffa Tcpoç Eupov, opetW] • (AsyiaTOV 8' opo; Iv aurî) <CATvoç)>, ev S to Atô; Aivrjdioi» îepov • xaô' 8 §è (yTevcoxocTY) Iffriv i\ v^troç , xaireivov laOjAOV iroteT, oiffO' u7t£pxXu(^e(jOat TcoXXaxiç Ix ôaXocTTVjç sîç OocXarrav • TtXTjatov S' eicr\ twv iTevwv ev TÔi xoXTTto Kpavtoi xe xat IlaXeTç.

Cette dernière assertion paraît tout à fait extraordinaire : il n'y a dans l'île aucun endroit pour lequel elle puisse être vraie ; l'isthme que semble désigner Strabon serait celui de 'Aytà Kuptaxi^, qui rattache la presqu'île de Paliki à la masse principale de l'île ; mais cet isthme est à plus de 500 pieds au-dessus du niveau de la mer. M. Migliaressi a émis l'hypothèse que l'île de Vardiani (Guardiana), qui est au S. de la presqu'île de Paliki, était peut-être réunie dans l'antiquité à cette presqu'île par une langue de terre mince et basse que la mer aurait fini par emporter (3) ; mais dans

(1) Elle a 7 à 8 pas de long sur 4 à 5 de large.

(2) A ce qu'il m'a semblé, l'amplitude de l'oscillation n'est pas constante.

(3) Une objection à faire à cette hypothèse , c'est que Pline nomme déjà , comme se trouvant « ante Cephalleniam » , l'île de Letoia (cf. Ptol., 3 , 14 , 13, y; AwTwa v^doç , long. 47° , lat. 36° 45 ') , qui doit être Vardiani , puisqu'à part cette île, il n'y a près de Géphalonie que des îlots insignifiants. Il est donc plus probable que Strabon n'a pas vu lui-môme l'isthme dont il parle (celui de 'Aytà

ce cas Strabon aurait commis une erreur : car cette langue de terre n'eût pas été dans la situation qu'indique le texte de Strabon.

L'ATvo; avec son sanctuaire de Zel»ç AM<tio; est aussi mentionné par le scholiaste d'Apollonios de Rhodes, B, 297.

Etienne de Byzance : Bai'a • ^po; KecpaXXyjvfa; (1). — Les Géphalléniotes d'aujourd'hui identifient cette montagne avec le mont 'Aytà Auvaxi^ (à ro. de la baie de Samos) ; c'est une identification qui ne repose absolument sur rien.

AristOte, Ilepl ta Çipa îaToptSv 0', 28, 1 : xal Iv KeipaXXr^vftf itOTa- (xàç SteipYBt, ou IttI raSe [asv Yfvovrat zzTziftç, ett' IxeTva S' où yivovrat. — Bursian pense que ce doit ôtre le ruisseau qui se jette dans la baie de Samos ; mais je ne vois pas pourquoi ce serait celui-là plutôt qu'un autre.

Aristote, Ilepl 6au[jia<T. àxouajA., 9 : allv KeYaXXrjvfa oTYe; où itCvou- (jtv, wç ^otxev, ôcrjrep xal raXXa TSTpawoSa, xa6' 'fjfxépav 8ï Trpb; t^ TreXaYO; àv- Tta T^ 'Kç6(7oi'K<x «oiT^ffacat j^àoxoufftv ei<jSej(0[X£vat xk irveujxaTa. Une ancienne traduction latine , d'un auteur inconnu (v. éd. de Berlin , t. III, p. 403), porte : « in Cephalenia non bibunt caprae diebus singulis , ut videtur, pro reliquorum quadrupedum more , sed ad flantem auram conversas hiantesque hausto vento reficiuntur. » Le traducteur latin lisait , paraît-il : ôdirsp xal To(XXa TexpaTcoSa , xaô' i^fxépav, nçihç Bï to iréXaYoç , etc., ce qui donne en effet un sens plus satisfaisant.

Cf. Elien , IlsplÇwtdv, 32 : ctly&ç Se apa aï KecpaXXr,viSeç où 7t(vouffiv [ir,vSv ^. Valère-Maxime , 1,8, 18 : « aut in Cephalenia insula , cum omnia ubique pecora haustu aquae cotidie recreentur , in ea pecudes majore ex parte anni ore aperto ex alto ventes recipientes sitim suam sedare. »

La môme croyance est mentionnée aussi par Loverdos ( v. également, p. 17, le passage de Bondelmonte). Les bergers de Céphalonie assurent encore aujourd'hui que , lorsque leurs chèvres ou leurs moutons ne passent pas tout l'hiver enfermés dans des étables et trouvent au dehors une nourriture humide , ils ne boi-

KupiaxTQ) et qu'il s'est laissé conter quelque fable. — Cette fable est répétée dans Vlsolario de Benedetto Bordone, Venise, 1534 : « ... et la parte che à l'ostro è posta è tutta montuosa et fra tutti uno ve ne altissimo, dove il tempio di Jove Enesio era, et appresso il detto monte è tanto bassa et stretta , che moite volte da l'una à l'altra parte il mar trappassa. »

(l) KeçaXXtjvîa est l'orthographe ordinaire, v. Rangabé, Ant. hell., n° 381, ligne 6 (01. 100, 3), et cf. Eustathe, Iliad. B, 631. Od. B, 105 ; Keça),T)via se rencontre dans des inscriptions d'une époque postérieure, C. I. G., 340. 6190 b.

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