Recherches bibliques
Je suis maintenant à même de présenter au publit leâ"" volume de m^^eche^tùlae^ Hbliques. Il contient partie de la Genèse, traduite et commentée d'une indépendante de toute arrière-pensée apologétique o sdve. Sans me soucier de Teffet que le résultat de m ches peut produire sur l'esprit des lecteurs inféodés ai dominantes parmi les sommités théologiques de noi j'ai repris les bases principales de ces théories, et, à d'une critique impartiale mais inflexible, j'ai essay une répartition exacte entre ce que la science peut re à bon droit comme des acquisitions solides et permane productions éphémères de l'école autoritaire qui, i dogmatique que celle qu'elle flétrit avec raison comme s'arroge le droit de corriger les textes bibliques à toi vers, voire d'en éliminer les passages dont le conteni point avec les idées qu'elle s'est faites a priori des c( religieuses de leurs auteurs, Est-il besoin de répéter instant celte vérité élémentaire que la critique littéi est incapable de décider quoi que ce soit dans les relatives à l'histoire du développement psychologique Ces sortes de problèmes ne peuvent être résolus qu étude lente et comparative des littératures conten Or, les fondateurs et les chefs autorisés de l'école dor cupe ont, au début, fait fi de cette science indispens au plus ont-ils daigné faire entrer dans leur orbite h données des écrivains musulmans sur la mythologie c du yi* siècle après notre ère. Même à présent que h de remonter aux sources antérieures, surtout aux ( religieux des Assyro*Babyloniens, est généralement les partisans de cette école ne se doutent pas encor méthode unilatérale a fait son temps. En me laissant g mes recherches précédentes par la méthode compar les autres restes littéraires des peuples sémitiques, n
somme respectueuse pour le texte traditionnel, et ayant pour tâche unique d'en interpréter le contenu conformément aux strictes exigences de la grammaire et du lexique, je suis arrivé à la conviction que la division de la Genèse en trois documents différents doit disparaître devant l'unité d'esprit qui domine l'ensemble des narrations. Avec la meilleure volonté du monde je n'y aperçois aucune contradiction que l'on puisse assigner à une tradition différente. La Genèse est l'œuvre d'une seule école qui, en se servant d'anciennes chroniques ou de notes détachées de quelques cahiers anonymes, a rédigé ce recueil d'après les principes religieux qu'elle voulait populariser sous une forme historique. Et comme la rédaction d'une œuvre si considérable doit répondre à un besoin pressant et suppose en même tenops une époque de paix et de prospérité nationale, on voit aussitôt qu'il faut nécessairement s'arrêter au début du règne de Salomon, qui forme l'apogée de la puissance hébraïque. C'est aussi à cette époque, marquée par la centralisation du culte monothéiste à Jérusalem, que la rédaction d'un code rituel pour le nouveau sanctuaire a été une affaire d'actualité urgente. Chez toutes les nations du monde, les codes religieux et rituels se placent à l'aube de leur développement civilisateur. Déroger à cette règle générale pour faire du document A une composition pédantesque de l'époque exilique, où la foi dans le rétablissement de la nationalité et du sanctuaire de Jérusalem s'était éteinte dans la masse populaire (Ézéchiel, xxxvii), n'est-ce pas le plus pur arbitraire ? A cause de la haute importance de cette question, j'ai d'ailleurs cru nécessaire de lui consacrer diverses études supplémentaires, ainsi que des monographies substantielles sur la relation du code sacerdotal avec les écrits prophétiques et le Deutéronome. Enfin, le cadre de ces recherches a été élargi par des considérations sur certains documents de l'ancienne époque littéraire qui jettent une vive lumière sur l'état religieux d'alors. Ces diverses études ont paru successivement dans la Revue Sémitique entre 1 896 et 1900; la matière s'est tellement accrue que sa réunion en un volume ne me paraît plus pouvoir être retardée.