Je suis Yahwé, votre saint
Créateur d'Israël, votre roi.
La sortie des captifs en masse de Babylone donnait lieu à des craintes très fondées. Non seulement la route était dangereuse et sans ressources, on n'était même pas sûr que le vainqueur éventuel, Cy rus, voudrait relâcher une classe nombreuse de prisonniers qui augmentaient considérablement les revenus de l'État. Isaïe II réserve pour la fin la question des ressources (16-20) et s'occupe d'abord des deux autres difficultés. Le danger du voyage est une pure fantasmagorie (1), Yahwé qui accompagnera son peuple saura bien le sauver quand même il se trouverait au milieu des eaux et des flammes (2). Quant àCyrus, il sera amplement dédommagé par la conquête de l'Egypte, de l'Ethiopie et du Saba, c'est-à-dire du littoral du Yémen (3-4). Ceci dit, le prophète, dans le passage cidessus, complète ses prévisions au sujet du retour et sur l'influence qu'il aura sur l'amélioration de la conscience nationale. Les quatre régions du monde poussées par Tordre de Yahwé amèneront d'elles-mêmes la totalité des expatriés, y compris