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auxquelles on peut ajouter, si l’on a déterminé la densité!)
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Le problème est ainsi <7/^éZ)/7V/f/e/7/6v// déterminé. Si cliacune des délerminalions numériques était faite avec une j}rècision mathématique j, les valeurs des inconnues déduites par le calcul seraient rigoureuses . Mais, quelque soin que l’on apporte dans les opérations, chacune de ces déterminations comporte une petite erreur. Or il est facile de s’assurer qu’en faisant varier d’une très-petite quantité chacune des données expérimentales Z?, nz, /z, a\ V, A et D, les valeurs des inconnues varient souvent de quantités beaucoup plus grandes 5 et, en faisant certaines hypothèses, con~ 'renahlement choisies^ sur la composition du mélange gazeux , on reconnaît qu’en appliquant aux formules des données numériques très-peu différentes, la composition calculée du mélange gazeux varie souvent entre des limites très-étendues. Cette observation s’applique particulièrement à la relation que donne la densité du mélange gazeux , parce que celui-ci se compose de gaz dont les densités individuelles ne sont, en général , que peu différentes. Aussi, convient-il de n’employei cette relation qu’avec beaucoup de circonspection.
Nous avons supposé, dans ce qui piécède, que l’oii connaissait la nature des gaz élémentaires qui composent le mélange^ la questioti devient beaucoup plus difficile quand on. ne possède pas cette connaissance, l.e plus souvent, ce n’est que par l’analyse elle-même que l’on peut y parvenir; il faut alors y apporter le plus grand soin, la répéter plusieurs fois, et s’assurer si les équations de condition qui existent souvent entre les données expérimentales, et que nous avons rapportées dans chaque cas, sont satisfaites. Si les données expérimentales étaient mathématiquement exactes^ on pourrait leur appliquer immédiatement les formules qui conviennent au mélange? le plus complexe; b. 7
le caicul doiineiait des valeurs nulles poui' les gaz qui n’existent pas dans le mélange. Mais, comme ces données comportent de petites erreurs, on trouvera ordinairement de petites valeurs pour ces gaz qui n’existent pas. L’expérimentateur devra alors discuter avec beaucoup de soin ees petites valeurs, et surtout les équations de condition qui existent souvent entre Jes données numériques, afin de reconnaître si les équations ne seraient pas rigoureusement satisfaites par les données expérimentales, après avoir altéré celles-ci de cjuantités égales aux limites des erreurs que chacune d’elles comporte. C’est aussi le cas de ne négliger aucun des moyens d’analyse par absorption que nous avons indiqués, page 6o, en discutant toutefois les erreurs que chacun d’eux a pu produire sur le résidu gazeux, par l’action dissolvante que les réactifs exercent sur les gaz qui composent ce résidu. Enfin, si l’on a de grandes quantités de gaz à sa disposition, on peut, en' le soumettant à des réactions chimiques convenablement choisies, obtenir quelque lumière sur la nature des gaz composants.
ANALYSE DE l’ATMOSPHÈRE GAZEUSE QUI REMPLIT NOTRE
CLOCHE A LA FIN d’uNE EXPÉRIENCE SUR LA RESPIRATION.
Le gaz qui reste dans notre appareil à la fin d’une expérience sur la respiration, se compose d’acide carbonique, d’oxygène, d’azote et souvent d’une petite quantité de gaz combustible donnant, par combustion , de l’eau et de l’acide carbonique. Quelquefois, ce gaz combustible est de l’hydrogène pur, et alors il ne peut y avoir de doute sur sa nature*, mais, le plus souvent, il donne, à la fois, par sa combustion avec l’oxygène, de l’eau et de l’acide carbonique. D’après ce caractère seul, le gaz pourrait être, ou de l’hydrogène protocarboné , ou de l’hydrogène bicarboné, ou un mélange de l’un ou l’autre de ces gaz avec l’hydrogène, ou un mélange d’hydrogène et d’oxyde de carbone, ou, enfin, des mélanges plus complexes de ces divers gaz. Si le gaz combustible se trouvait en proportion considé-
rahlo dans le mélange , les résultats memes de l’analyse décideraient la question*, mais il s’y trouve ordinairement en quantité très-laible , et alors les petites erreurs inévitables de l’analyse inlluent notablement sur les équations de condition.
Nous avons admis que le gaz combustible était formé par des mélanges variables d’hydrogène et d’hydrogène protocarboné, dans lesquels Tun ou l’autre de ces gaz est quelquefois en quantité inappréciable ^ les raisons en sont les suivantes:
i^. Nous avons trouvé fréquemment du gaz hydrogène pur^ et, le plus souvent, l’hydrogène est en quantité plus grande que celle qui constituerait avec le carbone de l’hydrogène protocarboné. Il n’est donc pas douteux que l’animal ne dégage souvent de l’hydrogène libre. Ce fait est clairement démontré par l’expérience 35, et par cette circonstance, que plusieurs expérimentateurs ont trouvé des proportions notables d’hydrogène dans les gaz intestinaux (page i3i).
2^. Le gaz combustible n’a jamais donné, par sa combustion, d’acide carbonique sans qu’il y eût en meme temps formation d’eau; il ne se compose donc jamais d’oxyde de carbone pur.
3®. On n’a jamais constaté jusqu’ici la présence de l’hydrogène bicarboné dans les gaz dégagés par les matières végétales et animales en décomposition, tandis que l’hy- ■drogène protocarboné s’y produit constamment en grande quantité : exemple, le gaz des marais.
4^^. Enfin, dans toutes les expériences où les proportions d’hydrogène et d’hydrogène protocarboné ont été , toutes deux, un peu notables, le volume disparu par la combustion, celui de l’acide carbonique formé, et le volume de l’oxygène consommé par cette combustion, ont été , à trèspeu près, dans les rapports qui conviennent à un mélange d’hydrogène et d’hydrogène protocarboné.
l/aiialyse du gaz qui restait dans notre appareil, après la respiration d’un animal dans de l’air normal, se faisait donc de la manière suivante :
On opérait d’abord l’absorption de l’acide carbonique comme nous l’avons dit (page 4^)5 puis 011 ajoutait au gaz restant une certaine quantité de gaz de la pile, et on faisait détoner. On mesurait l’absorption, et on déterminait la quantité d’acide carbonique formé ^ enfin , on ajoutait un excès d’iiydrogène et oji déterminait, par combustion , ce qui restait d’oxygène.
Le lecteur se fera facilement une idée, d’après ce que nous avons dit (pages 65 et 69), des modifications qu’il fallait apporter à ce procédé quand la respira tioji avait eu lieu dans une atmosphère beaucoup plus riche en oxygène que notre atmosphère terrestre, ou dans une atmosphère composée d’oxygène et d’hydrogène.