EXPÉRIENCES SUR LA RESPIRATION DES INSECTES
La respiration des insectes a été étudiée dans le petit appareil, PL IV > fig. 2. Nos expériences ont porté sur les hannetons, les vers à soie et leurs chrysalides, et sur les vers de terre.
Nous nous proposions d’étudier, d’une manière spéciale, la respiration des vers à soie, dans leurs diverses périodes de développement et leurs métamorphoses successives. iVI. Péligot, qui s’occupait d’études chimiques sur la nutrition et le développtunent de ces animaux, avait
mis à notre disposition une partie de l’éducation de vers qu’il avait entreprise. Malheureusement, au milieu de nos expériences (juillet 1848), une mortalité très-considérable survint, tout à coup, parmi ces insectes : la plupart de ceux que nous avions chez nous périrent, et il en fut de même de ceux que M. Péligot destinait à ses propres expériences. Nous fûmes obligés de laisser nos recherches incomplètes , et nous ne parvînmes même pas à faire sur les papillons de vers à soie l’expérience qui manquait pour compléter l’étude de la respiration de ces animaux dans leurs diverses métamorphoses .
La respiration des chrysalides étant d’une lenteur extrême, nous n’avons pas jugé à propos de leur fournir d’oxygène pour remplacer celui qui était absorbé ou transformé en acide carbonique^ nous avons supprimé l’appareil à potasse destiné à absorber l’acide carbonique, et nous nous sommes bornés à analyser l’air au milieu duquel les chrysalides avaient séjourné pendant plusieurs heures.