‹ Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneusesChapitre 23 sur 115 · NÉO-MEMBRANES · texte numérisé non relu

NÉO-MEMBRANES

Les fausses membranes adhérentes des séreuses.

Les diverses adhérences et cicatrices.

J’ai classé le disque de la vésico-pustule varioleuse parmi les fausses membranes non persistantes, et c’est un des points que je crois nouveaux dans ce travail. J’envisage le disque varioleux comme devant empêcher la cicatrice du derme.

Les enveloppes des kystes, des cavernes pulmonaires, des trajets fistuleux, etc., persistent en suivant la marche du tissu cicatriciel, quand le corps étranger enkysté ou le liquide du kyste ont été expulsés par la nature ou par l’art. C’est en se plissant, en se fronçant sur elles-mêmes et en subissant une transformation fibreuse, parfois grais-

seuse et crétacée, que les cavernes pulmonaires peuvent guérir \

Les trajets fistuleux sont de deux sortes : les uns conduisent le pus ou un liquide hétérogène, les autres sont produits par l’art pour obvier à une imperforation, pour rétablir le cours d’un liquide normal de l’économie. Ces derniers peuvent-ils, après avoir été tapissés par les éléments d’une cicatrice véritable, avoir finalement leurs parois recouvertes par une membrane muqueuse ? L’observation n’a pas encore définitivement élucidé ce point d’anatomie pathologique1 2. Je dois dire, pour ma part, que les trajets fistuleux, de diverses espèces, que j’ai examinés, ne m’ont présenté qu’une surface muqueuse et non une véritable membrane muqueuse, avec son chorion et ses glandules. Si les transformations successives du blastème vont jusqu’à reproduire des extrémités entières chez les vertébrés les plus inférieurs, il n’en est point ainsi chez l’homme, dans certains cas, pour la production complète de simples membranes.

Nous pouvons, en terminant ce paragraphe, définir facilement les fausses membranes de la diphthérie en disant : Ce sont des productions plastiques , morbides , déposées sur une surface tégumentaire, peau ou muqueuses, exsudées sur la place quelles ont revêtue et ne persistant pas.

1 C. Rogée, Essai sur la curabilité de la phthisie pulmonaire, etc. (Archives gén. de médecine, 3° série, t. v, p. 290 à 302, -1839).

2 Villermé, Dict. des sciences médicales, t. xxxii, p. 238 et suiv., 1 819. — G. Andral, Précis d’anatomie pathologique , t. i, p. 232 et suiv., -1829. — Forster, Manuel d’anat. pathol ., trad. Kaula, p; 100, -1853. — Creveilhier, Traité d’anat. pathol. générale, t. ni, p. 939, 1856.

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