‹ Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneusesChapitre 68 sur 115 · EXPÉRIENCE VII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE VII

Hôpital de la Charité, février 1854. — Je place dans un tube de verre neuf et lavé à l’eau distillée, un fragment de muguet, j ajoute très-peu de sérosité prise dans le sérum dune saignée. Le tube est fermé avec un bouchon de liège fin et n’ayant jamais servi.

Un autre tube pareil reçoit un fragment de muguet pris sur la même personne (phthisique à la troisième période) et quelques gouttes du même sérum.

L un des tubes est laissé sur une table dans ma chambre a 1 hôpital ; je place l’autre sous l’aisselle où je le maintiens jour et nuit.

J examine le développement du mycélium et des spores de 1 ’Oidium albiccins deux fois par jour et comparativement dans les deux tubes. Le développement est beaucoup plus rapide dans celui qui a été placé dans la cavité, de 1 aisselle. Le premier jour, les végétaux ont des cellules terminales sporifères, et les filaments sont généralement ramifiés. Le deuxième jour, les spores libres sont très-abondants ; le troisième jour, beaucoup de spores présentent des prolongements et la quantité du mycélium est considérable; elle s’étend sur les parois du verre sous forme de feutre excessivement clair et transparent, mais très-appréciable à un faible grossissement.

Le développement du mycélium dans le tube placé sur la table est très-lent; le cinquième jour il n’était pas plus

avancé que celui du tube placé sous l’aisselle l’était à la fin du premier jour.

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