‹ Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneusesChapitre 70 sur 115 · EXPÉRIENCE IX · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE IX

Hôpital de la Charité, 1855. — Je divise en deux parties, par une section antéro-postérieure, la langue prise à l’amphithéâtre chez un jeune sujet mort de phthisie pulmonaire. Une des moitiés de la langue est lavée à grande eau; elle n’offre plus de réaction acide; l’autre est baignée à la surface avec de l’eau légèrement acidulée au

moyen de l’acide acétique. Chaque moitié est placée avec un fragment de muguet, où les mycélium existaient et avaient été reconnus, dans une éprouvette au fond de laquelle il y a un peu d’eau pour entretenir de l’humidité.

Ces deux éprouvettes sont mises dans un vase où je verse de l’eau chauffée à 40 degrés et que je place sur une veilleuse, de manière à obtenir une température constante. A dix heures du soir, je fais l’examen des deux fragments du muguet : ils ont plus de mycélium que le matin au moment où la petite masse d’où ils proviennent a été mise en expérience, mais celui placé sur la muqueuse acide n’est pas, ce me semble, plus développé que celui de l’autre muqueuse.

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