lsagoge historico-critica léna, 1830, p
« faire que le même Zébédée , père de Jacques le majeur et de a Jean', fût appelé aussi Sabas, la forme de son nom devenant «ainsi plus brève. Et je ne penserai pas, avec le docteur Guearicke (Beitrâge,.... p. 176), que des passages tirés des évan- « gélistes, il s'ensuive que Zébédée n'eût d'autre fils que Jacques tt et Jean. Peut-être Jude naquit-il plus tard. Quoique Jacques, «apôtre, fils de Zébédée, eût succombé par le supplice à une «mort prématurée 3 , et ne fût plus en vie à l'époque où Jude «Barsabas écrivit Cette lettre, cependant, à ce moment même, «la mémoire de cet homme, aimé et chéri du Sauveur d'une «manière toute particulière, pouvait vivre dans l'esprit des « chrétiens. 3 B
Mais sur quelles règles de contraction s'appuyer, pour supposer que le mot Zi&Psttoç s'est transformé en 2«t6tç? ensuite Luc qui, dans son Évangile (VI ,14), avait déjà dit de Jacques et de Jean qu'ils étaient fils de Zébédée, aurait -il changé de manière de parler, sans le dire, lorsque dans les Actes il aurait parlé d'un troisième fils de Zébédée? n'eût-il pas mis I«<T«ç o t« Ze&Jce/a, et non IttAec BeLg<raÇ<tç ? 3 Schott n'est donc nullement fondé pour admettre l'identité du mot 2a6e* et Ze&<Tet/oç.
D'un autre côté lorsque Jude, dans son épltre, s'appelle l»T<*çtf<rfcApoçl*x4>&, c'est probablement pour se faire reconnaître de ses lecteurs, d'où il résulte que le Jacques dont il se dit le frère devait être très-connu ; or la parenté fraternelle entre Jude Barsabas et un Jacques très-connu dans la primitive Eglise, est tout à fait ignorée. Schott, il est vrai, avance que Jude était le frère de Jacques le majeur, qui en sa qualité d'apôtre devait être très-connu; mais celui-ci était mort en l'an 44 de Jésus-
1. Matth. IV, 21 ;X, 2; XX, 20; XXVI, 37; Marc 1, 10. 20; III, 17; X, 35; Luc V, 10; Jean XXI, 2.