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Recherches Cryptogamiques Sur Les Altérations Des Eaux Distillées

En résumé, l’expression Berberis vulgaris est la seule qui appartienne en propre au naturaliste manceau, et, quel que soit le mérite de cette invention, M. Crié conviendra lui-même que c’est un bagage trop léger pour faire passer sur la tête de Pierre Belon la couronne qu’il voudrait y placer.

M. Saint-Lager dit avec beaucoup de raison, page 2 :

Les dénominations binaires n’ont été inventées par personne en particulier. Toutefois il est certain que leur systématisation raisonnée ne remonte pas au delà des admirables travaux de Tournefort et de Linné, et que la première généralisation du système a été faite par l’illustre naturaliste suédois.

L’emploi d’un nom accompagné d’un adjectif pour désigner n’importe quel objet est un procédé si naturel, qu’il serait puéril d’en rechercher l’inventeur. Les anciens botanistes, se servant pour désigner les plantes d’une énumération de caractères, employaient une expression binominale quand elle leur paraissait suffisante pour définir l’espèce. Mais ce cas simple étant peu fréquent, ils ajoutaient souvent un second adjectif au premier, avec une suite nombreuse d’ablatifs. Linné, le premier, a réduit systématiquement la désignation de. l’espèce au strict nécessaire : le nom du genre suivi d’une épithète. Au surplus, à ceux qui hésiteraient à rendre à l’illustre Suédois la justice qui lui est due, je recommande une épreuve aussi simple que décisive. C’est de prendre, parmi les ouvrages des botanistes antélinnéens, le plus riche en dénominations binaires,— voire la plus estimée des œuvres de Pierre Belon, — d’y choisir le passage qui leur paraîtra le mieux partagé sous ce rapport, et de placer en regard le Species de Linné, ouvert à n'importe quelle page , puis de comparer sans parti pris. La conclusion, au point de vue du progrès accompli et

du service rendu à la science par le promoteur de cette grande réforme, se présentera d’elle-même.

M. Malinvaud lit ensuite la communication suivante :

par Al. Ed

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