‹ Recherches d'anatomie et de physiologie pathologiquesChapitre 27 sur 66 · IJ · texte numérisé non relu

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( Application de quatre sangsues sur celte partie. )

Le lendemain , malaise général ; céphalalgie intense ; mouvemens convulsifs dans les yeux et dans les muscles de la face ; la malade dit ne plus éprouver aucune douleur dans le pied. Quelques heures après, trismus ; roideur des membres supérieurs ; affection tétanique ; déglutition impossible.

( Huit sangsues sur les apophyses mastoïdes , vésicatoire à la nuque, sinapismes aux jambes.)

La mort eut lieu six heures après l’apparition des symptômes tétaniques.

AUTOPSIE CÀDÀVÉBIQUE.

Tête . La cavité cérébrale n'offre rien de particulier , seulement les vaisseaux du cerveau sont gorgés de sang. Les membranes de cet organe ont leur transparence et leur consistance ordinaires. La substance médullaire n’est nullement altérée. On peut en dire autant du cordon rachidien.

Poitrine. Etat normal.

Abdomen. La membrane muqueuse de l’estomac est injectée , ramollie et ulcérée dan& plusieurs points. — Les intestins grêles prés entent , sur-tout à leur terminaison , des ulcéra*

lions nombreuses et assez profondes. Rien de remarquable dans les autres parties contenues dans cette cavité. — Les trois orteils du pied droit sont dans l’état sain.

'Réflexions, Ces deux observations , comme on a dû le remarquer , offrent plusieurs points de contact. Dans toutes deux , l’on voit les convulsions débuter d’une manière rapide , se présenter avec une grande intensité ; et dans toutes deux les causes nous échappent. Dans toutes deux , on observe d’abord des mou veine ns convulsifs aux yeux , aux muscles de la face , qui bientôt deviennent généraux (i) ; et dans toutes deux , le traitement qu’on diri gea vers la cavité encéphalique , afin de calmer le système nerveux , fut entièrement inutile : les malades succombèrent.

L’axe cérébro-spinal fut examiné avec le plus ■grand soin ; on se livra même , nous a assuré M. le docteur Delmas , aux recherches d’anatomie pathologique les plus minutieuses ; on ne découvrit rien. Mais quel système interroger quand celui-là est resté muet? Oii donc chercher la cause de cette mort prompte et inespérée ?

(0 Celle-ci diffère seulement de la précédente par un véritable état tétanique. >

Dans la cavité abdominale : c’est elle qui la! recèle ; c’est là que , le scalpel à la main , nous expliquons et la maladie et la mort. Voyez plutôt vous-même , et jugez.

Tous les faits se réunissent donc pour prouver que l’inflammation de la membrane muqueuse gastro-intestinale est la cause la plus ordinaire des convulsions qui attaquent les enfans. Déjà Baglivi F avait dit: « Omnes ferè infantum con - « vulsiones ex stomacho oriri. » A son exemple, prenons les organes digestifs pour guide de nos recherches, et, comme lui , nous arriverons à d’heureux résultats.

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