PLANCHE VII
Morphologie externe et interne des nectaires extra-floraux.
1. — Section transversale, dans la région d’un nœud, d’une tige âgée, très développée, de /mpatiens Royli. Cette section passe à la base du nœud et est vue de la partie inférieure. F;, F,, F, pétioles des feuilles formant une carêne se prolongeant sur les faces de la tige, qui, à cette hauteur, donne une section triangulaire ; f f représentent le tissu conducteur lignifié en partie. M moelle très développée dans la région des nœuds. I, 1; IL, IL; II, INT représentent les appendices nectarifères de chaque côté de la base des pétioles. Grandeur naturelle.
2. — La même section vue de la face supérieure. Les indications sont les mêmes que pour la figure ci-dessus. p. f., pédoncules floraux développés à l’aisselle des feuilles.
3. — Divers aspects que présentent les appendices latéraux de la base du pétiole. La massue de la partie supérieure parait porter une cavité a, où mieux une région dilférenciée et visqueuse ; ces organes sont représentés fortement grossis.
4. — Les lobes latéraux de la base du pétiole, dans la région de celui-ci ‘qui est voisine du limbe élargi. Les lobes des bords du limbe se transforment insensiblement en pointes formant les dents ordinaires de la feuille ; ceux du pétiole ont la forme en massue et ont tendance à être constitués comme les lobes de la base, figurés en 1 et 2.
5. — Schéma montrant la section d’une tige de l’?Zmpatiens Royli dans la région d’un entre-nœud. p. c., parenchyme cortical à chlorophylle, ff, système conducteur formé par six gros cordons vasculaires avec liber et bois et logé au milieu du tissu conjonctif; celui-ci est situé sur les bords seulement. La région centrale bordée par le tissu médullaire est creuse.
6. — Section longitudinale d’un nectaire foliaire de Z. Balsamina, pris sur une feuille encore jeune et avant son complet développement. — G. 2/3 Nachet. 100.
7. — Section longitudinale d’un lobe en massue de la base du pétiole de 1. Roylë, dont la forme générale est donnée sur la mème planche, figures 1, 2 et 3. Cette section passe exactement par la région a du sommet de l’appendice nectarifère. Elle est faite dans un organe un peu moins développé que celui qui est représenté en section transversale et appartenant à la même espèce, planche VIL figure 7. — G. 2/3 Nachet. 100.
8. — Section longitudinale de ce mème organe chez /. scabrida. L’appendice nectarifère étant coupé longitudinalement, il résulte par suite de sa disposition et de ses rapports avec le pétiole foliaire que ce dernier est
coupé transversalement. Sur cette figure, on voit les relations qui existent entre le tissu conducteur du pétiole et celui de lappendice latéral. Il se détache du système conducteur de la feuille pour venir se terminer dans la région presque terminale du lobe, où se fait la sécrétion, en S. — G. 2/8 Nachet. 100.
Fig. 9 et 10. — Portions très fortement agrandies de la tige et du pétiole de I. scabrida, montrant la disposition de l’appendice nectarifère et sa forme. C’est dans la région recourbée et en pointe a que se fait la sécrétion.
p représente le pétiole de la feuille et p. f. le pédoncule floral à l’aisselle de cette feuille.
TROPÆOLUM
PLANCHE IX Développement de l'embryon.
Fig. 1. — Fruit du 7ropæolum peregrinum mûr, coupé longitudinalement ; montrant le sac embryonnaire et la région radiculaire.
Fig. 2. — Sac embryonnaire détaché, montrant l'embryon développé avec les deux cotylédons assez charnus, et, au sommet, la région de la radicule courbée.
Fig. 3. — Sac embryonnaire ouvert, longtemps après la fécondation, et montrant en place le jeune embryon déjà complètement développé. Le sac embryonnaire est encore rempli de liquide dans lequel plonge, grâce à un long suspenseur, les cotylédons. Ceux-ci forment autour du suspenseur, par suite de l'accroissement de leur bord, une sorte d’oreillette déjà assez grande.
Fig. 4. — Embryon de petite taille (fortement grossi) de 7ropæolum majus ; un des cotylédons a été enlevé pour permettre de voir de face la forme du cotylédon restant et les deux oreillettes de chaque côté du suspenseur. La jeune plantule, déjà très développée, est apparente. La région de la radicule paraît enfermée dans le tissu formé par le suspenseur qui est volumineux à sa partie inférieure. Cet embryon dessiné et grossi avait 1/2 millimètre de hauteur, de l’extrémité du cotylédon à la portion renflée du suspenseur.
Fig. 5. — Embryon fortement grossi et encore jeune de 7ropæolum majus, détaché entièrement. Le suspenseur très développé est volumineux à son extrémité et porte l'embryon dont on ne voit ici que la masse cotylédonaire déjà charnue.
Fig. 6, 7, 8. — Jeune embryon déjà bien développé de 7ropæolum peregrinum détaché complètement du sac embryonnaire. Cet embryon a été dessiné sous différents aspects pour permettre d’en comprendre exactement la structure. Ici (mais c’est là un cas anormal, quoique encore assez fréquent), un des cotylédons est moins développé que l’autre; de sorte que, vu de face,
en dessus, le cotylédon supérieur Cot. 1 ne recouvre pas complètement le deuxième cotylédon Cot. 2. — Figure 6 : embryon vu de face en dessus. — Figure 7: embryon vu de face en dessous. — Figure 8 : cupoyon vu de profil. Cet embryon avait 2 millimètres de hauteur et 1 à 1,5 millimètre de largeur.
Fig. 9. — Photographie d’une section d’un petit embryon de 7ropæolum peregrinum, montrant les deux tissus qui constituent au sommet de la racine jeune les deux enveloppes formant la coiffe normale et la coifle surnuméraire formée, dans ce cas, par le suspenseur (pour plus amples explications, se reporter au texte, page 153 et suivantes).
Fig. 10. — Un stade embryonnaire moins avancé, montrant à deux grossissements différents la grosse masse des cotylédons suspendue à l'extrémité du suspenseur (G. 1/4 et 1/6 Werick). 100 et 280.
Fig. 11. — Suspenseur détaché de l'embryon déjà très développé du 7ropæolum majus, montrant les cellules nombreuses paraissant disposées en grappe, à l'extrémité du suspenseur. Ce suspenseur dessiné avec le relief qu’il re. présente réellement lorsqu'il est frais a été fortement grossi (schéma).
Fig, 12. — Un jeune cotylédon de 7ropæolum majus, au moment de la germination. Il est trilobé.
Fig. 13. — Schéma représentant la figure 25 d’Hegelmaier (50/1) [voir texte page 145].
Fig. 14. — Schéma général montrant la structure du sommet de la radicule. Cette figure est, en réalité, la reproduction schématisée et réduite de la photographie de la coupe représentée figure 9.
Fig. 15. — Reproduction de la figure 27 d’Hegelmaier, montrant, Cot., les sommets des cotylédons coupés; cal, la région de la coiffe au sommet de laquelle est figuré le suspenseur (voir texte, page 146).
Fig. 16. — Corps à trois branches décrit par Schacht : sp, suspenseur; Em., embryon, a et b, prolongements latéraux du corps embryonnaire.
Fig. 17. — Un stade embryonnaire, montrant dans le sac embryonnaire de Tropæolum le corps à trois branches en voie de formation : a et b, branches latérales ; sp, suspenseur. — G. 1/4 Werick. 100.
Fig. 18. — Reproduction de la figure 22 de Schacht, montrant un schéma de l'organisation de l'embryon quand la racine r» commence à se former. Fig. 19. — Sac embryonnaire du 7ropæolum très développé. Le suspenseur déjà fortement accru porte à son extrémité l'embryon Em. Les deux branches latérales du corps à trois branches sont en partie visibles en a
et b.— G. 1/4 Werick. 100.
PLANCHE X Morphologie externe des feuilles et des cotylédons.
Fig. 1, 2 et 3. — Feuilles allongées entières de 7ropæolum longifolium (Turcq.) [de la Nouvelle-Grenade], vues par la face supérieure et par la face inférieure,.
Fig. 4 et 5. — Feuilles palmatilobées de 7ropæolum ciliatum (Ruiz et Pavon) [du Chili], vues par les deux faces supérieure et inférieure. Les lobes sont
Fig.
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presque ‘entièrement séparés les uns des autres et sont au nombre de six, dont un très petit.
6 et 7. — Jeunes feuilles du sommet de la tige de 7ropæolum peregrinum (Jacq.). Les lobes sont au nombre de cinq. La nervure principale se termine brusquement dans le voisinage des bords de la feuille. Les nervures de chaque lobe sont médianes et se terminent dans le petit mucron médian du sommet du lobe.
8 et 9. — Feuilles adultes de Tropæolum peregrinum cultivé et de Tropæolum aduncum de Smith, provenant de la Bolivie.
10. — Feuilles cotylédonaires très jeunes de 7ropæolum minus. Les feuilles peltées portent trois lobes rudimentaires qui n’existent plus chez les feuilles ordinaires caulinaires.
11. — Feuilles cotylédonaires de 7ropæolum majus déjà fortement accrues. Ces feuilles vues sur les deux faces ont presque la forme circulaire des feuilles normales de Capucine, mais portent cependant encore trois lobes réduits, dont l’un médian et deux latéraux. Ces feuilles constituent une sorte de forme de passage entre les feuilles entières de certaines espèces et les feuilles lobées des 7ropæolum ciliatum et Trop. aduncum, et autres.
N.B. — Par suite de la reproduction phototypique des dessins ou photographies primitives faites par l’auteur, toutes les fiqures ont été réduites d'environ un tiers de leur grandeur réelle,
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