‹ Recherches et observations pathologiques sur le spinitis, ou inflammation de la moelle épinière, faites à l'Hôtel Dieu de MarseilleChapitre 17 sur 19 · RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS

La cause qui paraît avoir produit cette affection aussi grave qu'elfe fut promptement funeste, semble ici être assez bien connue, pour qu on ne puisse douter qu’elle soit du nombre de celles qui déterminent le plus souvent les phlegmasies aiguës ; en conséquence de cette assertion si peremptoire par les symptômes qui ont accompagne la maladie de Faher, pouvons-nous ne pas reconnaître chez lui 1 existence d une inflammation de la moelle épinière. Les résultats offerts par 1 autopsie sont plus que suflisans pour lever à cet égard toute incertitude; mais si, dans ce cas , les symptômes qui ont été observés pouvaient justement faire soupçonner l’existence d’une mîfladie de cette nature , ne serait-on pas aussi en droit de considérer cette affection comme une hydrophobie spontanée ? C’est en effet ce que l’on fut porté à admettre avant la mort ; mais le siège , la douleur et la gêne extrême qu’éprouvait le malade, dans les mouvemens de la tête , nous portèrent à examiner le canal rachidien; l’autopsie fournit des résultats suflisans pour autoriser à conclure que des affections qu’on prend souvent pour de simples névroses sont de véritables inflammations. La phlogose , dont la surface infé¬

rieure du cervelet, la protubérance annulaire et la portion cervicale de la moelle épinière présentaient des traces évidentes d’inflammation , pourrait bien avoir existé dans plusieurs cas de maladies qui ont offert , dans leur marche , des symptômes analogues à l’observation que nous rapportons.

Cette idée sur laquelle nous n’osons pas trop insister, parce que nous ne la croyons pas appuyée par un assez grand nombre de faits, pourra peut-être par la suite servir de base aux travaux que l’anatomie pathologique nous prépare sur la classe si nonibreuse-, et cependant si peu connue, des maladies placées dans la série des névroses. Au reste, M. Salin a conjecturé que dans I hydrophobie la moelle épinière était affectée.

J'aurais gu rapporter ua plus grand nombre d’observations qm

iné sont propres J mais j’ai cru plus convenable de ne présenter que les principales, et celles d’ailleurs qui se lient mieux à mon sujet l&ur prévenir le reproche de la prévention que l’on aurait gw faire, j’ai jugé convenable de rapporter des observations recueillies par des médecins sur la bonne foi et l’expérience desquels il., n est point permis de douter. D’ailleurs , je ferai observer que toutes les autopsies ont été faites en présence de plusieurs chirurgiens qui ont pu vérifier l’authenticité des faits que je cite.

PROFE SSEURS

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