DCS ITA EN RO
Muscles postérieurs de l’avant-bras 15 — I — >»
Muscles antérieurs de l’avant-bras . 13 — CR — »
NO
On pèse aussi les os: Côté sain. Côté opéré.
Omoplate REC RCE 4 gram. 60 3 gram. 90 HumMeTUS RE CT Un EN = 2 CÜbiTUS SE NN RE NI ERR BE AE SY RAIUS RARE EN RER Re ANR OST A0
Ils ne présentent pas de différence de longueur.—Articulations saines.
Expérience II. — Destruction de la moelle du tibia gauche.
15 mat 1882. — Même chien que dans l'expérience précédente.
L'animal endormi, le tibia est mis à nu par une incision sur sa face interne: on fait aux deux extrémités de la diaphyse une trépanation : par chaque trou on fait pénétrer un stylet avec lequel on va broyer la moelle. On laisse dans le canal médullaire, à chaque extrémité un fil de fer de 20 mil. environ : on fait à plusieurs reprises passer un courant d’eau d’un trou à l’autre, et on cautérise l'os, au niveau des trous avec le nitrate d'argent. On fait seulement deux points de suture métallique pour réunir la partie moyenne de la plaie qui en haut et en bas reste largement béante. On n’a pris aucune précaution antiseptique.
Le chien souffre beaucoup pendant quelques jours et est dans l'impossibilité de se tenir sur ses jambes. Cependant il se met à marcher normalement huit jours après, environ : la plaie suppure jusqu’au 16 juin.
24 juin 1882. — Autopsie, — On pèse les membres postérieurs débarrassés de tous les muscles du bassin, sauf des obturateurs, et des muscles superficiels de la cuisse.
Côté sain. ie 221 gram.
me OPÉTO RS 20 — On pèse aussi quelques muscles soigneusement disséqués. Côté sain. Côté opéré,
Triceps crural. 34 gram. » 929 gram. »
Autres muscles de la cuisse . . Gil = » 75. — » EUCÉpS SATA ER TRE 14 — D CE Muscles antéro-externes dela jambe JD. — » 8 — 50
Muscles postérieurs profonds de la Jambes 4 ee PR NS PO
On pèse aussi les os : Côté sain, Côté opéré. OSCOKANPS NME TS 6 gram. 14 6 gram. 10 À ERNEST PS EE 1 — 10 11 — 95 HR eRDORCNO TIR PTE EN 9 — 25 9 — 55
Il n’y a pas, entre ces os, de différence de longueur : les articulations sont saines.
ExPéRIENCE IV.— Dénudation de la diaphyse du tibia droit. — Destruction du périoste par la cautérisation.
2 août 1882. — Chat de deux mois et demi à trois mois.
Le tibia, à travers la peau, mesure 95 millimètres.
L'animal endormi, on incise les parties molles jusqu’à l’os sur la face interne du tibia droit: on décolle le périoste sur presque toute la longueur de la diaphyse, et le plus possible dans toute son étendue : on le cautérise au nitrate d'argent. On laisse la plaie ouverte.
7 août. — L'animal a été long à se remettre : il a eu, à deux jours d'intervalle, deux hémorrhagies abondantes. Néanmoins, dès le jour de l’opération, il à marché. Œdème de tout le membre; le tibia est d’un blanc jaunâtre. L'animal est remis : il marche et
court facilement,
12 septembre. — Même aspect du tibia. Pas d’œdème. Autopsie. — Pesée des muscles.
Côté sain. Côté opéré.
FESSES De UM le ligram. 2, #104er2t- 0 Long abducteur de la jambe . . 4 — 55 #4 — » Fmeepsicrural ONU 07 23 — » 20 — »
Autres muscles de la cuisse . . 31 — > DQOMNS Ericeps sure Mens unie 17.:— 50 16 —* »
Muscles antérieurs de la jambe . 6 — n GO = 5 Muscles postérieurs de la jambe 8 — » 8 — >»
Patte (muscles et os). . . . . 17 — 50 16 — »
Les muscles de la jambe, bien que pesant le même poids, sont, du côté opéré plus pâles, plus adhérents les uns aux autres ; ils sont évidemment moins volumineux, mais ils sont un peu infiltrés
et paraissent plus denses que du côté sain.
Os coxaux. — Pas de déformation du bassin, même dimension
longitudinale. Poids.
CONS er 2 gram. 73
= Opéré ln + 2 — 73 Fémurs, — Poids.
COS 7 gram. 47
—: opéré . . . . 7 — 35 Longueur.
CO San RE 89 mm. 1/2
= HPOPÉTON ER EEE 89 — Tibias. Poids (avec le péroné).
COTE SAR MR SC 7 gram. 70
ÆNOpPÉLCM: EN UE 8 — 36 Longueur.
COLÉRSSIDOE 94 mm.
—MOPEÉTON. Ne 97 — 1/2
Cette différence de poids s'explique tout naturellement quand on examine l’os dépouillé des parties molles ; la plus grande partie de la diaphyse est en voie de nécrose, tandis qu'un os nouveau, a pris naissance en arrière et en dehors, formé au dépens du périoste qui avoisine la ligament interosseux et qui, en raison de sa situation,a échappé au nitrate. La diaphyse commence, en bas,à s’isoler de l’os vivant et on voit un petit sillon très net. En revanche les productions osseuses nouvelles en haut et en bas,vont à la rencontre l’une de l’autre et ne sont séparées que par un espace de 9 millimètres. De plus l'os à grandi, par le fait de l’irritation propagée aux cartilages de conjugaison. Sur la coupe, on peut constater, que le canal médullaire est très sensiblement plus long.
Péronés. — Plus aplatis du côté opéré, plus longs proportionnel-
lement au tibia.
Expérience V.— Introduction d’une tige de laminaria dans le canal médullaire du tibia droit.
11 août 1882, — Chat d’un mois et demi.
Mensuration du fémur et du tibia à travers la peau:
Fémur 77 millimètres. — Tibia 78 millimètres,
he
Trépanation de la face interne du tibia droit, en haut et en bas, à 13 millimètres des cartilages conjugaux. — Introduction d’un stylet dans le canal médullaire, broiement de la moelle qui sort diffluente. On introduit, alors par en haut, un fragment de laminaria de 15 millimètres de long, qui oblitère le canal. La plaie est laissée ouverte.
Suites très simples : gonflement de l'os; la plaie est fermée le premier septembre. L'animal se sert de son membre aussi bien que des autres,
Le 4 septembre il tombe malade et maigrit beaucoup jusqu’au 13, où on le sacrifie.
Autopsie. — Pesée comparative des muscles.
Côté sain. Côté opéré.
MACHRSNCRARS ICE EN CR 0 4 gram. 759 4 gram. » Autres muscles de la cuisse . . 5 — » 4 — »
Triceps sural . ACT 3 — AN2 LE »
Muscles antérieurs de la jambe . L — 50 1 — » Muscles postérieurs de la jambe. 1 — 50 1 — Fémurs. — Poids. COÉCASAIT Re 4 gram. 43 OPEN 4 — 72 Longueur.
COTÉRSALDE EE 74 mm. 1/2 — L'OPÉTO NN 75 — Os coœaux. — Poids, COTCRSAL EE ] gram. 18 — opéré 2. … . 1 — 17 Longueur.
COLÉRSAT EN 55 mm.
— opéré. «+ »# + + : 59 — 12 Tibias. — Poids (avec le péroné).
Cote Sn ee 4 gram. 55 —— AOPÉTÉ en: 5 — 48 Longueur.
COS AID PT NT: Ale 71 mm. 12
= NOprC MI TOR ON TON
Extérieurement on constate à l’union du tiers supérieur avec le moyen un épaississement notable de l'os, fusiforme et régulier. On voit en haut la trace de la trépanation presque comblée, n’offrant plus qu’un petit pertuis qui conduit dans le canal médullaire. En bas, toute trace a disparu, La portion renflée de l’os présente tous les signes de l’ostéite.
Les cartilages de conjugaison ne sont pas soudés,
Sur la section de l’os, on retrouve la tige de laminaria gonflée: épaississement très considérable de la couche compacte de l'os,
qui est formée de couches feuilletées.
En ce qui concerne le système musculaire, nous voyons, d’après ces quatre expériences que la production d’une ostéite (4) dans un os long, suffit à elle seule, pour amener dans la totalité da membre un certain degré d’atrophie équivalent à une moyenne de 0 gr. 18 cent. par gramme. Pour arriver à ce résultat nous avons procédé de la façon suivante.
Après avoir fait la différence entre les muscles du côté sain et ceux du côté opéré, nous avons divisé celte différence par le poids des muscles da côté sain. Le quotient est un rapport qui indique le degré d’atrophie. Pour obtenir la moyenne, il suffit de diviser le total des quotients par le nombre d’expériences. Nous avons d'ailleurs agi de cette même façon dans tous nos cas.
Cette atrophie est très variable, puisque dans l'expérience II elle était de 0 gr. 33 cent. par gramme et seulement de 0 gr. 07 dans l’expérience IV. Ces faits sont trop
(1) Sous le nom d’ostéite nous confondons l’inflammation d’un quelconque des éléments constituants de l’os ; périoste, moelle, ou
tissu osseux proprement dit ou bien l’inflammation de ces trois éléments réunis.
He
disparates et trop peu nombreux pour que nous puissions en tirer des conclusions relatives à chacun en particulier.
Nous avons recherché ensuite, si l’atrophie se faisait sentir au même degré sur le segment opéré et sur les autres. Or, dans ces quatre cas, nous avons trouvé une moyenne de 0 gr. 30 cent. pour le segment opéré, et Q gr. 17 pour le segment supérieur. Enfin, dans l'expérience IT {ostéite du cubitus) les muscles de l'épaule étaient atrophiés dans la proportion de 0 gr. 28 cent. Ces nombres indiquent une certaine irrégularité de distribution de l’atrophie ; mais il n’en est pas moins vrai-que c’est toujours dans le segment opéré qu'elle prédomine.
Nous avons recherché encore si elle était plus considérable sur les extenseurs ou les fléchisseurs. Voici le résultat de nos calculs :
Atrophie moyenne des extenseurs du segment opéré 0 gr. 18 cent.
p. gr.
— fléchisseurs — 0 gr. 26 cent. p. gr — — extenseurs — non opéré 0 gr. 19 cent. p. gr. — fléchisseurs — 0 gr. 18 cent, p. gr.
Enregistrons seulement ces résultats qui nous paraissent inexplicables. Nos animaux marchaient et couraient normalement sur leurs quatre pattes, et on ne se serait nullement douté de l’opération subie. Il nous a donc été impossible de trouver, dans une attitude spéciale,ila raison de cette variété de résultats, et nous n’en pouvons tirer aucune conclusion certaine.
Disons encore que dans ces cas l’atrophie ne peut pas reconnaître comme cause l’inertie fonctionnelle. L’inflammation des muscles peut-elle être incriminée ? tout au plus dans l’ostéite cubitale, pourrait-on le faire, pour les muscles de l’avant-bras ; mais les segments situés au dessus ont aussi ressenti une influence dystrophique et cependant les lésions
osseuses sont restées localisées. Dans les ostéites du tibia, d’ailleurs, les muscles sont restés en dehors du champ opératoire : la face interne de l’os sous-cutanée, a été seule intéressée et le travail inflammatoire ne s’est pas étendu. Pas d’adhérences pathologiques, même aspect des muscles qui n'avaient pas été coupés en travers, pas séparés de leurs centres trophiques. Enfia, notons que les articulations limitantes étant ioutes saines ; toutes ces causes ordinaires d’atrophie étaient écartées, nous croyons devoir l’attribuer à l’ostéite elle-même.
Quelle a été l’influence des diverses lésions inflammatolres des os sur les divers segments du squelette ? nous croyons devoir faire ici une distinction. Les expériences IT et JET ont été faites sur un animal adulte dont les épiphyses étaient soudées. II ne fallait s’attendre à aucun arrêt d'accroissement et en effet, chez lui, il n’y a eu aucune différence de longueur entre les divers os. Ce qu’on eut pu obtenir c’eut été des phénomènes d’atrophie vraie ; mais ces phénomènes ont une évolution lente et ici, non-seulement, le temps a manqué, puisque l’animal n’a vécu qu’une quarantaine de jours : De plus dans les deux premières expériences les lésions ont été relativement peu graves. Nous croyons donc que les causes d’atrophie, du moins en raison de l’âge de l'animal, n’ont pas agi assez longtemps pour produire les phénomènes auxquels on avait droit de s'attendre et nous considérons les différences de poids, très minimes d’ailleurs, comme la conséquence du dépouillement imparfait des os. Au point de vue de l’atrophie osseuse nous pensons en un mot, que ces deux expériences sont de nulle valeur.
Si dans les deux suivantes l’observation n’a pas été plus
no
prolongée, du moins l’âge des animaux était-il plus favorable. Dans l’expérience IV, sur un animal de deux mois et demi, nous avons pu faire croître le tibia dénudé de son périoste de 3 mm. et demi — et cela en 40 jours. C’est le résultat auquel on devait s'attendre et la dénudation périostique, chez les animaux en voie de croissance, amêne ordinairement l'allongement de l’os.« L'irritation, dit M Ollier, » (1) se propage à travers l'os jusqu’au niveau du cartilage » de conjugaison ; l’accroissement est activé, ......, » [l ne faudrait pas confondre cet allongement avec l’allongement atrophique dont nous avons déjà parlé : ici l’os allongé est plus lourd, plus volumineux : il y a non-seulement hypertrophie en largeur, mais bypertrophie en épaisseur, et des productions osseuses exubérantes ont pris naissance au dépens du périoste irrité. Le fémur a ressenti le contrecoup de l'irritation et s’il a à peu près les mêmes dimensions, du moins est-il un peu plus léger.
Dans l'expérience V enfin, nous croyons que les 32 jours d’observation sont insuffisants et, si nous n’avons, au point de vue qui nous intéresse que des résultats douteux, c’est à cette cause qu'il faut l’attribuer, et aussi croyonsnous à l'insuffisance de l’irritation osseuse, qui, contre nos prévisions a été relativement bénigne : la guérison a été trop rapide.
C'est à des expériences plus prolongées, faites sur des animaux jeunes, à des lésions durant plus longtemps qu'il faut avoir recours. Néanmoins les faits expérimentaux si nombreux dans l’ouvrage de M. Ollier nous permettent d'affirmer que les irritations osseuses réagissent dans le
(A) Outer, — Traité de la régénération des os, t. I, p. 146.
sens atrophique sur le système osseux ou du moins peuvent, suivant les circonstances opératoires, y produire des modifications de longneur, soit en les allongeant, soit en les raccourcissant.
RESECTIONS ARTICGULAIRES
Nos opérations portent sur le genou, la hanche et l’épaule.
A. Résections du genou.
Pans toute cette catégorie d’expériences nous avons obtenu des arrêts d’accreissement, mais il est bon de faire ici quelques remarques : (1) Pour apprécier l’arrêt d’accroissement d’un os réséqué, il faut connaître : 1° la longueur de l’os au moment de l'opération ; 2° la longueur de la portion réséquée ; 3° la longueur de l'os sain au moment de l’autopsie, et 4° la longueur de l’os réséqué au même moment. Une difficulté se présente : toutes nos résections ont été sous-périostées ou sous-périchondriques c’est-à-dire qu’il a été laissé adhérant au périoste des portions importantes du cartilage épiphysaire, destinées à la reproduction osseuse. Toujours en effet nous en avons obtenu un certain degré : mais, comme le plus souvent il nous était à peu près impossible, à l’autopsie, sur la coupe de l'os, par le fait de la médullisation qui fusionne l’os ancien et l’os nouveau, de reconnaître exactement la portion reproduite, nous lui avons assigné une longueur égale à celle de la
(l\ Ces remarques sont générales et peuvent s'appliquer à toutes uos résections.
on —
portion réséquée. C'est là évidemment une exagération : les néo-formations osseuses longitudinales sont ordinairement, sauf dans les cas de conservation d'importants lambeaux cartilagineux peu considérables : mais ceci ne servira qu’à accentuer encore le degré de l’arrêt d'accroissement puisque nous compterons à l'actif de la longueur de l'os opéré, une quantité plus considérable que celle qui existe en réalité. Pour évaluer avec sûreté le raccourcissement dans les résections il ent fallu faire des opérations non sous périostées : la surface de section serait dans ce cas le point exact d’où devrait porter la mensuration.
Nous avons procédé de la façon suivante : les longueurs sus-indiquées étant connues, nous avons dit, pour le fémur par exemple: Le fémur, au moment de l'opération mesurait 50%" on en retranche 13, il n’a donc que 37 *”.Au moment de l’autopsie los sain mesure 91 ** ; il a donc grandi de 502 à 91 2%, soit de £1 ©*, Le fémur réséqué mesure seulement 50 "® 1! n’a donc grandi que de 37 ** à 50 *”, soit de 143 “*. Ajoutons, pour la portion reproduite, 13 ®® nous aurons 63 "”. L'arrêt d’accroissement est donc mesuré par Ja différence entre 91 "" et 63 ", soit 28 mm, Toutefois, il faut bien compter qu? l'extrémité supérieure à contribué, pour une petite part il est vrai, à l'accroissement de 43 **. Mesurons donc, malgré limperfection et le peu de rigueur de ce point de repère, à partir du trou nourricier principal jusqu’à l’extrémité inférieure, sur l’os sain et sur l’os opéré: nous trouvons une différence de 7" en moins du côté opéré: Cette différence indique l’influence qu’a la résection sur l’accroissement par cette extrémité. Elle est à déduire du raccourcissement total qui reste de 25 %®, Or, 25 ®® sur 91 représentent presque le quart de la