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Bien que des mensurations antérieures à l’accident n’aient pas été prises dans deux cas on est, pensons-nous, en droit de supposer que l'égalité des membres existait. Or, dans l’observation de Besson, il est remarquable qu’une atrophie aussi notable se soit montrée à la cuisse, alors que le malade marchait depuis deux mois. Ces faits sont communs, et si nous voulions rechercher les cas publiés, nous pourrions transcrire, ici, un grand nombre d’observations ; mais notre récolte à la clinique de S. Sacerdos a été assez fructueuse pour que nous croyions devoir nous contenter de nos observations personnelles.
Bien différentes, des cas précédents, sont les observations suivantes, dans lesquelles la complexité des causes nous embarasserait fort, si nous voulions attribuer à chacune ce qui lui revient.
OsssrvaTion XXIII. — Amputation tibio-larsienne avec conservation du périoste calcanéen, pour ostéo-arthrite chronique. Atrophies musculaires.
Gabriel Loy est amputé,à 17 ans, pour une ostéo-arthrite du pied droit, datant de deux ans. Cette affection a été traitée avec insuccès par la tunnellisation du tarse et la cautérisation au fer rouge. Le tibia et le péroné sont pris à leur tour; l’amputation, jugée nécessaire, est pratiquée le 17 avril 1879 ; on a fait l’amputation de Syme, en conservant le périoste du calcanéum ; le tibia a été coupé à 7 cm. au-dessus des malléoles. Suites très simples ; toutefois, le lambeau était criblé de fistules qui ne se sont taries que depuis un mois ou deux. Le malade marche depuis un mois sur son talon,
sans douleur.
Le 22 décembre 1881, on prend les mensurations suivantes : Mollets, à 9 cm. du rebord du tibia.
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— malades SU Cuisses, à 9 cm. du rebord supérieur de la rotule.
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— malade. . . . . . 260 — A 20 cm. du même point.
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L’atrophie musculaire, on le voit, est énorme et s’étend à la totalité du membre; mais l’ostéo-arthrite a été longue, les fistules exceptionnellement nombreuses, et remontant jusqu’au milieu de la jambe ; on est intervenu à plusieurs reprises, et pendant deux ans le membre a été immobilisé, sinon continuellement dans des appareils, au moins dans le lit. Enfin, ce n’est guère qu’un an après l’amputation que la cicatrisation à peu près complète des fistules a permis la marche; toutes les influences sont ici réunies, arthrite, ostéite, traitements chirurgicaux qui aboutissent à l’amputation, longue inaction ; ce sont, croyons-nous, des raisons bien suffisantes pour expliquer cet énorme amaigrissement,
sans qu’il nous soit permis de dire celle qui a joué le principal rôle.