‹ Recherches experimentales comparatives sur l'action du chloral, du chloroforme et de l'ether avec applications practiquesChapitre 2 sur 53 · BOULEVARD SAINT-GERMAIN* EN FACE L’ÉCOLE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

BOULEVARD SAINT-GERMAIN* EN FACE L’ÉCOLE DE MÉDECINE

INTRODUCTION

Si l’éther et le chloroforme ont rendu à la chirurgie et à l’humanité un immense service, on peut déclarer que le monde médical n’a pas été ingrat envers eux. En effet, un nombre incalculable de mémoires ont été écrits, tantôt pour exposer leur action physiologique, tantôt pour célébrer leurs bienfaits.

Un anesthésique découvert plus récemment, le chloral, n’a rien à envier à ses devanciers ; car au mois de février 1874, Pollak comptait que plus de •412 mémoires avaient été publiés sur ce médicament

Depuis, ce chiffre a grossi.

Aussi semblera-t-il téméraire d’entreprendre aujourd’hui d’écrire quelque chose de nouveau sur le chloroforme, l’éther et le chloral.

Sans doute il serait ridicule de prétendre rédiger

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une monographie complète sur les anesthésiques. On s’exposerait à redire ce que tout le monde sait. Mais il ne sera pas inutile de reprendre certains points de 1 histoire physiologique et clinique de ces médicaments, sur lesquels on ne s’entend pas, faute de les avoir étudiés dans des conditions favorables ou avec des procédés suffisamment délicats.

Soumettre quelques-uns de ces points litigieux à une critique expérimentale sévère, en variant les moyens d’étude et les sujets d’expérience, comparer plus attentivement qu’on l’a fait jusqu’à ce jour l’action de ces agents sur les principales fonctions de nutrition, tel est le but que nous nous sommes proposé et que nous avons voulu indiquer dans le titre de ce travail.

Nous ne nous astreindrons pas à suivre classiquement les modifications fonctionnelles produites par les anesthésiques ; mais nous choisirons au milieu d’elles, nous arrêtant çà et là, quand nous aurons quelque nouveau à dire, une comparaison ou une critique importante à faire. Nous nous appesantirons particulièrement sur les modifications que nous pouvions mieux étudier qu’on ne le peut ailleurs, grâce aux ressources en appareils et en sujets que nous trouvions dans le laboratoire de M. Chauveau.

Si nous avons réussi à faire comprendre, par ces quelques lignes, l’esprit qui a présidé à l’élaboration

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de ce travail, le lecteur ne sera pas surpris de le voir divisé en quatre parties ayant pour titre :

1° Influence comparée du chloral ^ du chloroforme et de V éther sur la circulation.

2° Influence comparée du chloral , du chloroforme et de V éther sur la calorification .

3° Mode d’action du chloral.

4° Différences cque présentent V éther et le chloroforme dans leur action sur les jeunes sujets.

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