‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 78 sur 132 · EXCITATIONS RÉPÉTÉES · texte numérisé non relu

EXCITATIONS RÉPÉTÉES

qui répondent alternativement à des courants tantôt trèsforts, tantôt très-faibles, quoique toujours nettement perçus. Les courants forts répondent aux lignes AA et les courants faibles aux lignes FF, en sorte qu’un courant fort était toujours suivi d’un courant faible. Dès que le sujet en expérience percevait une sensation, il arrêtait lui-même le passage du courantde pile, et par conséquent le moment d’arrêt du signal répond exactement au moment où la sensation a été perçue. On voit donc à quel point la sensation est retardée pour les courants faibles F F, quand on les compare avec la rapidité de la sensation pour les courants forts AA.

Cependant, même pour les courants faibles, la sensation est encore très-nette: mais elle es retardée, parce que les premières excitations n’éveillentaucune sensation lorsqu’elles

sont faibles, et qu’il faut un certain nombre de ces excitations s’additionnant dans les centres récepteurs pour qu’un effet sensible soit produit.

Le même phénomène se démontre peut-être mieux en faisant lentement croître ou décroître l’intensité des excitations, résultat qu’on obtient facilement en éloignant ou en rapprochant la bobine induite de la bobine inductrice.

Dans la figure 7 l’intensité va en croissant: les signaux marquent les interruptions électriques, ils étaient arrêtés par le sujet en expérience dès qu’il percevait une sensation: on voit ainsi que la trace des signaux va en diminuant de longueur, à mesure que l’intensité de 1 excitation augmente, ce qui signifie évidemment que la vitesse de la perception augmente avec l’intensite des excitations.

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