‹ Recherches Experimentales Sur l'Élimination intestinale des médicamentsChapitre 26 sur 39 · ALES · texte numérisé non relu

ALES

L'analyse quantitative nous donne les résultats

vants :

GTOSANLES UNE EEE EE Intestin grêle Contenu gros intestin....

Contenu intestin grèle ...

PANCTÉAS EE nr Glandes salivaires .......

traces.

traces.

traces impondérables.

traces impondérables.

traces.

traces sensibles.

traces.

traces impondérables.

traces sensibles.

0 gr. 95.

sui-

L'analyse quantitative a été effectuée par colorimétrie au moyen de l’iodure de potassium. Les solutions examinées (sauf le point d'injection) renfermaient assez peu de plomb pour ne pas donner de précipité avec ce réactif, mais de simples colorations jaunes plus ou moins accentuées.

Les conclusions à tirer de cette expérience sont les suivantes :

ln lPacétate neutre de plomb, et probablement des sels de

injections intra-musculaires, l’absorption de plomb en général, est presque nulle, puisque 56 heures après l’injection on retrouve la presque totalité du médi-

cament au point injecté.

2° Il se produit une imprégnation de l’organisme, à la suite de l'absorption du plomb, puisqu'on a pu déceler ce métal dans tous les organes analysés.

3° L’élimination est extrêmement lente puisqu'on ne retrouve le médicament qu'à l’état de traces après 56 heures.

4° Le foie est l'organe qui paraît renfermer le plus de plomb.

9° Enfin, il est incontestable que l'intestin grêle et le gros intestin sont une voie d'élimination pour ce médicament, voie dont l'importance ne peut être déterminée.

Sous-nitrate de Bismuth.

Les sels de bismuth étant généralement insolubles, on conçoit que leur absorption et leur élimination par consé- . quent soient malaisément démontrées. Aussi nous allons nous contenter d'exposer les opinions des auteurs qui ont parlé de la question et nous émettrons, ensuite, notre idée personnelle, a posteriori.

Dragendorff (1886) dit: «Nous ignorons complètement quelle est la transformation que subit le sel bismuthique dans l’économie et quelle est la nature du composé qui est absorbé. Orfila paraît avoir démontré que le bismuth administré sous forme d’azotate basique est partiellement absorbé, car il a retiré ce métal du foie, de la rate et de l'urine. Federmayer, à la suite de préparations bismuthiques (même en injections sous-cutanées), a également trouvé du bismuth dans la cendre du foie, de l’estomac, des os, des fèces, de l’urine et de quelques glandes. Après l’administration de faibles doses par la bouche, Steinfeld n’a pu découvrir de bismuth dans lurine (la muqueuse intestinale étant intacte), mais il en a trouvé après l'emploi de fortes doses. Lubinsky a constaté chimiquement la présence du bismuth dans la salive et dans l’épithélium de la muqueuse buccale. Mais il est certain que la majeure partie de l’azotate basique de bismuth, pris comme médicament est éliminé avec les fèces, sous forme de sulfure noir. »

J. Ogier (1889) prétend qu’on peut aussi retrouver le bismuth dans les divers organes ou produits de sécrétion.

nf es « On en a constaté la présence, dit-il, dans la salive, l’urine, le foie et les os... »

D’après Kunckel (1899), «le foie ne renferme que rarement d’assez grandes quantités de bismuth, ainsi qu’il apparaît quand tout l'intestin est rempli de sulfure ; la bile n’en contient jamais...»

Pour Lewin (1903), «la plus grande partie s’élimine par lintestin où le bismuth prend la forme sulfurée, et s’élimine par les fèces sans absorption marquée ; sur les lésions il forme des albuminates solubles qui peuvent être absorhbés. »

Manquat estime qu'après l’ingestion de sous-nitrate de bismuth, une très minime quantité est absorbée et éliminée par diverses sécrétions (urine, salive, bile). Une certaine proportion serait fixée dans les tissus, en particulier dans le foie, les reins, la rate (Dalché et Villejean).

En réalité, nous observons, avec Barthe, que presque tous les auteurs que nous venons de citer successivement ne font sans doute que répéter ce qui a été déjà dit avant eux sur la même question et qu’ils n’apportent aucun document précis, aucun résultat analytique sur la localisation du bismuth dans les différents organes et sur son élimination.

D'ailleurs, on n’a pu étudier que le bismuth absorbé par ingestion et non en injections intra-musculaires, le médicament n’ayant jamais été employé par cette dernière voie. À la rigueur peut-on admettre que dans sa transformation en sulfure noir une très faible partie du bismuth est absorbée. En effet, comme le font remarquer Arnozan et Carles, sauf un cas unique de W. Dubreuilh qui a observé une éruption scarlatiniforme, le bismuth à l'usage interne n’a jamais donné lieu à des accidents toxiques ; on à même pu prendre impunément la dose fantastique de 20 grammes par jour de sous-nitrate pendant quatrevingt jours, soit au total 1.600 grammes (Mathieu). Mais ces mêmes remèdes, saupoudrant des surfaces ulcérées

pres

étendues, ont souvent déterminé des phénomènes graves : stomatite, liseré noir violacé des gencives, tatouage des joues, anémie, escarres, néphrite (Arnozan et Carles).

Ges faits cadrent bien avec l'observation clinique de Savariaud rapportée au chapitre I et avec la constatation de Lewin au sujet de la formation dans ces conditions d’albuminates solubles absorbables.

Quoiqu'il en soit, voulant rechercher si le bismuth injecté dans l’organisme était absorbé et s’éliminait, nous avons procédé à l'expérience suivante :

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