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Respiration normale. En prenant comme représentant à peu

1 Nous avons omis à dessein, dans ce tableau, les observations de minuit pour nos sept pigeons. Nous ne nous en. occuperons qu’un peu plus tard.

près l’état normal ce que nous avons appelé l’état initial de la respiration chez nos différents animaux, c’est-à-dire la respiration telle quelle était au début de l’inanitiation ( i,e ligne du tableau ci-dessus), l’on obtient en moyenne :

Pour les pigeons 1

Pour les tourterelles.

2. Respiration du premier à l’avant-dernier jour, ces deux jours inclusivement. Cet intervalle de temps, qui représente la totalité de l’inanitiation , sauf le dernier jour, nous fournit les résultats suivants :

a. La moyenne de la respiration par minute a été

Pour les pigeons.

Pour les tourterelles — 4o.

àl

D’où l’on conclut que , dans les limites de temps précitées, l’inanitiation a fait baisser la respiration en moyenne = 3 1 H- 49 :

b. En divisant par tiers d’égale durée celles des séries du tableau précédent (tableau 99) qui en sont susceptibles, c’est-àdire, pour les pigeons, les séries 4,6, 8, 10, 12, 1 4 , 16, et, pour les tourterelles, les séries 10, 1 1, 2 5, 26, et en prenant pour l’une et l’autre espèce d’animaux isolément la moyenne des tiers de même nom , l’on obtient :

RESPIRATION j

PAR MINUTE

TABLEAU N° ÎOO.

Pigeons.

Tourterelles.

1" tiers des séries

2' idem.

3e idem

1 Pour les pigeons, nous avons obtenu précédemment (tableau 66), pour la respiration normale moyenne, 36 par minute, résultat peu éloigné du précédent.

SUR L’INANITION

Par ou Ton voit qu’à mesure que l’inanitiation fait des progrès, la respiration tend graduellement à se ralentir.

3. Respiration pendant le dernier jour. J’ai obtenu à cet égard les résultats suivants :

a. La respiration est plus lente le dernier jour que les jours précédents. Les nombres fournis, d’une part, par nos sept pigeons (4e, 6e, 8e, ioe, 12e, î 4e, i 6e ) , et de l’autre, par cinq de nos tourterelles (7e, 10, 11, 26e, 27e) nous donnent les résultats suivants :

Pour les pigeons . . .

Pour les tourterelles

La moyenne pour le dernier jour fournie collectivement par ces douze animaux, comparée à celle que nous avons déjà obtenue pour l’état initial, donne, pour la fréquence relative des mouvements respiratoires au début et à la fin de l’inanitiation , le rapport de 3 1 -+- 49 : 19-1-29=5:3, rapport plus grand, comme on voit, que celui entre l’état initial et la totalité de l’inanitiation , déduction faite du dernier jour.

b. Pendant la durée même de ce dernier jour, la respiration continue à se ralentir à mesure que le refroidissement fait des progrès. Ainsi, chez les six tourterelles ( 6e, 7e, 9e, 10e, i3eet27e), la moyenne des respirations observées pendant les six dernières

heures de la vie = — = 2 5 par minute, tandis que la moyenne

du dernier jour lui-même = 29, comme nous venons de le voir.

c. Quoique la respiration se ralentisse à mesure que le refroidissement fait des progrès, cependant, aux approches de la mort, quelquefois elle s’accélère au point de devenir haletante (tourterelles 9e, xie, 1 2e, 1 4e, 1 5e, 1 7e ) .

d. Enfin, quoique dans les dernières heures de la vie les mouvements respiratoires continuent à s’opérer, cependant la fonction respiratoire elle-même paraît ne presque plus s’exécuter. C’est au

moins ce que l’on peut conclure, a du refroidissement du corps, ê de la teinte bleuâtre des extrémités, y de ce que chez quelquesuns de nos animaux, chez lesquels, pendant les dernières heures de la vie, les évacuations abdominales se sont trouvées suspendues, le poids du corps, pendant ces mêmes heures, n’a presque pas varié, ainsi qu’on le voit par le tableau suivant :

Tourterelle n° 1

TEMPS ÉCODLÉ

entre

les pesées.

PERTE

de poids.

gram.

Somme

C’est-à-dire de 0,0087 Par heure pour chaque animal. Or cette quantité devant être répartie entre la vapeur d’eau et l’acide carbonique, la perte sous ce dernier chef doit être nécessairement réduite à pre-sque rien. Nous avons vu précédemment (tableau n° 8) que la perte horaire moyenne de nos tourterelles était 0^,354. Elle était donc plus de quarante fois plus forte que celles de ces dernières heures.

4. Influence diurne . Quant aux effets diurnes, la facilité d’agitation des animaux qu’on inanitie , quand on les approche pendant la nuit, ne m’a pas permis de constater ces nuances délicates aussi bien que je l’aurais voulu. Quoi qu’il en soit, voici les résultats que j’ai obtenus sur six des pigeons du tableau 99.

SUR L’INANITION

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