‹ Recherches expérimentales sur l'inanitionChapitre 118 sur 138 · TRENTE-TROISIÈME EXPERIENCE · texte numérisé non relu

TRENTE-TROISIÈME EXPERIENCE

Ayant rétabli par le seul réchauffement la tourterelle n° 16, de manière à lui restituer la faculté de voler, on lui fait successivement les ingestions suivantes :

TABLEAU N° Il O.

Après 21' 0' de réchauffement

6 idem

Total . . .

Ces 3s , i o de blé se composaient de cinquante graines comptées exactement.

Après sept heures de réchauffement, je quitte l'animal, le laissant perché sur son étuve, et d’ailleurs très-bien; mais, pendant mon absence, l’étuve s’étant refroidie parce qu’elle se trouvait placée dans un courant d’air, en rentrant (à î ok 45' de réchauffement), je trouve l’animal étendu sur le carreau, refroidi et prêt à expirer. Il meurt en effet une minute après, c’est-à-dire à î oh 46' de réchauffement, et je trouve au moment de la mort la chaleur du jabot = ilf ,4- Ainsi il était mort de froid.

A l’autopsie je trouve :

Graines entières contenues dans le jabot

Graines évidées ( soit pelures sans partie farineuse ) contenues dans

Total des graines

ainsi quand l’animal est mort, c’est-à-dire environ neuf heures après la première ingestion de blé, il y avait déjà quatre graines évidées. Et en admettant, à cause du refroidissement, que l’action de l'estomac avait cessé depuis au moins une heure avant la mort, l’on en conclura que, dès la huitième heure après l’ingestion de l’aliment, la digestion était en pleine activité.

Il est à remarquer que l’animal est mort à une température

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