BLÉ
en poids.
EAU BUE
gram.
A 2 heures du réchauffement
6 idem
1 5 idem ,
24 idem
28 idem
36 idem ,t
49 idem
62 idem
Total
A 68 heures je la quitte en la laissant perchée sur son étuve; mais en rentrant, à 70 heures, je la trouve morte et froide.
Dès la 1 5e heure les fèces sont devenues roussâtres , de vertes quelles étaient auparavant. Depuis la 2.5e heure, elles ont offert, comme dans l’état normal , des pelures de blé non digérées , preuve du rétablissement des fonctions de la totalité du canal alimentaire. A la 49e heure, il y avait encore du blé dans le jabot.
SUR L’INANITION
A l’autopsie, l’on retrouve un poids de 0^,78 de blé humide, qui , désséché, se réduit à o?,58. Ainsi, pendant les 68 dernières heures de réchauffement l’aliment digéré a été j ^ ~ jg gj'
Nous conclurons de tout ce qui précède que, chez nos animaux inanitiés et rétablis par le réchauffement artificiel,
i° L’aliment ne s’est pas digéré du tout, lorsque le réchauffement n’a pas été continué pendant plusieurs heures après son ingestion ;
20 L’aliment s’est digéré au contraire d’une manière complète quand on a continué le réchauffement pendant un temps suffisant;
3° Que ce n’est guère que la 8e heure après l’ingestion que la digestion s’est trouvée bien établie, ce qui semblerait indiquer un grand retard dans l’époque où celle-ci a commencé. Cependant nous verrons plus tard que quelquefois la digestion s’est rétablie plus promptement (voy. l’appendice) ;
4° Que l’accomplissement de la digestion s’est reconnu aux fèces, dont la couleur a été modifiée par l’arrivée du résidu alimentaire. Cette modification s’est manifestée entre la 1 5e et la 3oe heure à dater de la première ingestion de l’aliment.
F. De la caloricité.
Ce qu’il y a de plus important dans le traitement de l’inanition, c’est de savoir comment on rétablit la caloricité, et c’est là ce dont nous allons nous occuper.
1 . La chaleur acquise par le réchauffement est une chaleur variable , qui n’offre point la quasi-fixité que présente la chaleur animale.
Nous avons vu ci-devant (page 1 36 ) que, pour les tourterelles, le refroidissement final a été de 2°, 96 par heure, pour les époques les plus rapprochées de la mort /alors que ces animaux ne produisaient plus que fort peu de chaleur ; pendant le réchauffement, elle regagnent cette chaleur perdue, et cela quelquefois avec une très-grande rapidité, comme, par exemple, la tourterelle n° 9, qui a acquis 9°,3o en trente minutes, et la tourterelle n° 1 , qui a gagné 1 o° en quinze minutes
Mais la différence entre cet état et l’état normal, c’est que cette chaleur n’est pas une chaleur propre, mais une chaleur d’emprunt, qui ne fait que traverser le corps, et qui fait subir à ce dernier toutes les variations de hausse et de baisse de la source qui la lui fournit. C’est ce que fera voir la tableau suivant, où nous avons réuni différentes prises de chaleur chez nos animaux réchauffés artificiellement.