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EXPÉRIENCES DE LA PREMIÈRE CATEGORIE

1 . La durée moyenne du réchauffement pour les dix-neuf expériences de cette catégorie, c’est-à-dire pour les animaux qui

n’ont pas été rétablis, a été

= 1 7h,4, soit près

de trois quarts de jour.

En comparant entre elles les expériences de cette catégorie, l’on remarque une très-grande différence dans la durée individuelle du réchauffement, différence dont les limites extrêmes sont i\42 et 70 heures. Cette grande inégalité dans la durée de la vie artificielle, comme nous le verrons bientôt, a essentiellement dépendu de l’alimentation pendant le réchauffement.

Quant aux deux groupes en lesquels nous avons subdivisé les expériences de cette première catégorie, savoir : celui (a) des animaux qui ont succombé pendant qu’on ne les surveillait pas ; et celui ( b ) des animaux qui sont morts pendant qu’on suivait leur réchauffement, la durée moyenne de la vie artificielle, pour le groupe [a), a été de 2 1 à 22 heures , et , pour le groupe ( b ) , de 1 3h,49- Cette différence en faveur du groupe (a) tient surtout aux deux expériences tourterelles i4 et 1 5, dans lesquelles l’alimentation a tellement prolongé la vie, que très-probablement les animaux auraient été sauvés, si l’aliment leur eut été administré comme nous l’indiquerons plus tard.

2. Le retour à l’alimentation du corps est ce qui a le plus influé sur la durée de la vie artificielle ou de la vie pendant le réchauffement. Les expériences de la première catégorie nous fournissent à cet égard les résultats moyens suivants1.

Chez les neuf animaux qui n’ont point été alimentés pendant le réchauffement ( tourterelles 2, 4, 5, 6, 7, 8, 11; pigeon 29;

1 Abstraction faite de la tourterelle n° i, chez laquelle le réchauffement a été suspendu immédiatement après l'ingestion de l’aliment, ce qui n'a pas permis de la faire servir à la détermination des moyennes.

cochon d’Inde 5), la durée moyenne delà vie artificielle a été de

7 ’ = 8 heures à très-peu près.

Au contraire, chez les neuf animaux (tourterelles 3, 1 3 , i4, i5, 16,9, 12, 10; pigeon 34) qui ont été alimentés pendant le réchauffement3, ou qui, au moment de la mort imminente, avaient encore dans le jahot une certaine quantité de hlé qui a

servi à les alimenter pendant la vie artificielle, la durée moyenne

du réchauffement a été de : — - = 2 8\ 1 . Ainsi , la vie artifi-

cieüe, chez eux, a été 3 7 fois plus longue que chez les animaux qui n’ont point été alimentés.

Et pourtant l’alimentation de ces animaux avait été bien faible; car, pour les tourterelles, par exemple, en nous bornant à celles qui ont été nourries de blé ( nos 3 , 1 3 , 1 4 , 1 5 , 16,9, 12), l’on trouve que la quantité moyenne de l’aliment, pour chacune

d’elles, a été de

5S,5 de hlé, pendant un réchauffe-

1 L'alimentation totale de chacun de ces neuf animaux pendant la durée entière du réchauffement se récapitule comme suit :

Tourterelle n° 3.

Blé ingéré pendant le réchauffement.

Idem

Idem

Idem

Idem

Blé trouvé dans l’estomac et le jabot après la mort, et pesé après dessiccation (*)

Idem (*)

Gelée de viande ingérée pendant le réchauffement. . . . Blé et farine ingérés pendant le réchauffement

Pigeon n° 34. . .

(*) Ingéré pendant la série d'alimentation insuffisante (tableau 30) , préalablement au réchauffement artificiel

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