PERTE HORAIRE
MOYENNE
Avant
le
réchauffement.
Pendant
le
réchauffemeut.
grammes.
Ce tableau nous montre que les moyennes horaires de la perte de poids, pendant la période d’abstinence et pendant celle de réchauffement, sont entre elles comme o, 35 10,70, soit =1:2. Ainsi, en temps égal, l’animal réchauffé perd le double de ce qu’il perdait avant le réchauffement, et cela, quoique sa chaleur acquise reste inférieure à sa chaleur animale naturelle 1. Rien de surprenant alors que les vaisseaux achèvent de se vider presque complètement 2, et que, malgré le réchauffement, la mort sur-
1 Cette augmentation de perte pendant la vie artificielle ne paraît que la continuation de celle qui s’établit en général pendant le dernier tiers de l’inanitiation, c’est-à-dire pendant la période qui précède immédiatement le réchauffement. (Voyez tableau 8.)
2 A l’autopsie de mes animaux réchauffés, à peine retrouvais-je quelque peu de sang dans le cœur et les gros vaisseaux. Le reste du corps était en général aussi exsangue que si l’animal fût mort d'hémorrhagie.
SUR L’INANITION. 183
vienne avec assez de promptitude , le point de départ étant déjà celui de la mort imminente par inanition.
Piemarquons d’ailleurs que dans ce tableau nous avons lait entrer les animaux que nous avons nourris pendant le réchauffement (ce qui diminuait la perte), tandis que la plupart d entre eux ne l’étaient pas dans la partie de l’experience préalable au réchauffement.
Appliquons les résultats de ce tableau à la tourterelle n° 1 7, qui a été sauvée , et observons que son poids minimum a eu lieu, malgré le retour à l’alimentation, au bout de 60 heures de réchauffement, époque où l’animal a le plus périclité. Déterminant alors la perte horaire moyenne, tant pour la période d abstinence que pour ces 60 premières heures de réchauffement, nous aurons :
Période d’abstinence :
Pour 1 68h,78 , perdu 5 9e, 7 6, soit og,35 par heure;
Portion de la période de réchauffement :
Pour 60 ,00, perdu 6 ,g3, soit 0,12 par heure.
L’on voit que, chez cet animal, la perte pendant la portion la plus critique du réchauffement, loin d’être le double de ce qu’elle était dans la période d’abstinence, n’a été que le tiers de ce qu’elle se trouvait alors ; ce qui a bien contribué à faciliter le rétablissement.
Chez deux tourterelles du tableau ci-dessus ( tourterelles 1 4 et 1 5 ) , la perte, pendant le réchauffement, n’a été, en moyenne, que les deux tiers de ce qu’elle était pendant la période d’abstinence. Ces animaux étaient, par conséquent, dans des conditions très-favorables pour être sauvés; et en effet, leur digestion se faisait bien, leur caloricité était rétablie, et ils ne sont morts l’un et l’autre que de la 62e à la 70e heure du réchauffement. Ils avaient donc bien des chances de rétablissement.
b. Quant à la valeur absolue de la perte pour l’ensemble de de la vie artificielle, formons le tableau de toutes celles de nos
expériences sur les tourterelles où la mort est survenue pendant le réchauffement, en n’excluant de là que les tourterelles 1 et 3, où les pesées propres à déterminer la perte de poids n’onl point été faites en temps opportun. Nous obtiendrons ainsi les résultats suivants :
TEMPS