‹ Recherches expérimentales sur l'inanitionChapitre 134 sur 138 · Collapsus complet dans l’intervalle des attaques · texte numérisé non relu

Collapsus complet dans l’intervalle des attaques

4. Une extension générale du corps, spasmodique et non convulsive, qui marquait communément l’instant de la mort (tourterelles 8, 10, 11, i3; pigeon 29).

5. Enfin la mort elle-même, qui a eu lieu par une chaleur acquise, en moyenne = 3 6°4, c’est-à-dire assez élevée pour que le refroidissement ne fût point la cause prochaine de la cessation de la vie.

Cette mort, comme on voit, a pour caractère essentiel les convulsions, caractère qui la rattache à la mort par anémie, suite d’hémorragie, c’est-à-dire à une mort où la vacuité du système sanguin amène la cessation de l’action du cœur, pendant que le système nerveux devient Xultimum moriens , et réagit jusqu’à la fin. L’on conçoit bien, en effet, que l’inanition, lorsqu’elle est poussée jusqu’au dernier terme du possible, amène une mort du genre de celle par hémorragie, puisqu’en dernier résultat l’inanitiation n’est qu’une destruction graduelle du sang.

En recourant aux résultats présentés antérieurement ( p. 1 3o), l’on trouve bien que les animaux inanitiés qui meurent avant le réchauffement artificiel présentent quelquefois une partie des symptômes de la mort par hémorragie, c’est-à-dire des convulsions. Mais, chez eux, ces symptômes sont essentiellement dominés par ceux de la perte de la caloricité, parce que le froid qui s’empare graduellement du corps endort insensiblement le système nerveux et lui ôte ses pouvoirs de réaction. Aussi ces spasmes et ces convulsions 11e s’observent-ils que rarement dans la mort qui n’a point été précédée par le réchauffement, tandis qu’ils sont constants, ou à peu près, dans celle apres le réchauffement.

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