T1 A 11 T? AIT M
Poids
Poids
BU
Eau
Fèces
Fèces
initial.
final.
mange.
bue.
humides
sèches.
jours.
grain.
grarn.
gram.
graïu.
gram.
gram.
gr mi.
Tourterelle n° 1
Moyenne. . . .
Pigeon n° 32 , 1" série. .
ii 2” série. .
MOYENNt. . . .
Je ferai sur ces résultats les observations suivantes :
1. Les animaux ayant mangé à volonté, le poids du corps a très-sensiblement varié, et s’est éle.vé, valeur moyenne, pour les
tourterelles, de — sur y ^ de jours d’alimentation; et, pour
les pigeons, de - sur 18 - jours. Ces animaux ont engraissé ou ont eu un mouvement de croissance.
2. Si je présentais le tableau du poids quotidien de chacun d’eux pendant ces expériences (ce que je ne ferai point pour
abréger), l’on verrait que, déterminé chaque jour à la même
heure , ce poids a varié plus ou moins.
C’est en effet un résultat que nous trouverons vérifié dans presque chacune des expériences de ce mémoire, que la grande variabilité de poids du corps. Cette variabilité, qui se lie à celle de la quantité des aliments journaliers, m’empêche d’admettre dans toute sa généralité l’aphorisme suivant de MM. Lavoisier et Seguin : « Quelque quantité d’aliments que l’on prenne , le même
individu revient tous les jours, après la révolution de vingt- 'quatre heures, au même poids à peu près qu’il avait la veille, pourvu qu’il soit cl’une forte santé , que sa digestion se fasse bien, qu’il n’engraisse pas, qu’il ne soit pas dans un état de croissance, et qu’il évite les excès. » [Ann. de chim. t. XC, p. i d). Cette assertion, vraie sans doute pour l’alimentation normale, n’est point également exacte pour toutes les grandes modifications de régime, et nous en aurons par la suite les preuves les plus multipliées h
3. La quantité de l’aliment consommé est énorme quand on la compare au poids du corps. C’est ainsi qu’en moyenne le blé
mangé chaque jour est égal, pour les tourterelles, à — , et,
pour les pigeons , à du poids moyen du corps , proportion considérable, et qui le paraîtra davantage encore si l’on réfléchit que, par sa dessiccation spontanée à l’air, l’aliment en question se trouve toujours à un grand état de concentration.
Si une pareille proportion d’aliments était nécessaire à tous les oiseaux, nous n’aurions presque pas besoin d’autres preuves pour reconnaître que les animaux qui produisent le plus de chaleur sont aussi ceux qui consomment le plus d’aliments; mais j’ignore jusqu’à quel point ces résultats peuvent se généraliser.
1 Je fais ici cette remarque, parce que l’aphorisme ci-dessus m'a induit en erreur dans une partie de ce que j’ai dit (dès l’année 1824) sur la balance diurne (des ingcsla et des excreta) dans mon Mémoire sur l'analyse des fonctions urinaires. (Voir à cet égard la fin du § 1 de l’alimentation insuffisante dans le présent Mémoire.)
SUR L’INANITION
Ù. En comparant la consommation d’eau à celle de blé, Ion trouve :