ALIMENTATION NORMALE
POIDS INITIAL
POIDS FINAL
Poids moyen du coms
grammes
grammes
c’est-à-dire que le poids moyen est resté assez sensiblement le même pendant le cours des observations, et que par conséquent l’alimentation a été suffisante.
Il résulte de cet exposé des conditions générales de l’expérience que les séries de midi et de minuit étaient très-exactement comparables entre elles.
2. En prenant la somme des trois cents observations de midi , celle des trois cents observations de minuit (tableau n° 60), et déduisant les moyennes, l’on obtient :
Somme des 300 observations
CHALEUR ANIMALE
MIDI
MINUIT
Moyenne générale
ce qui donne, entre la chaleur animale de midi et celle de minuit, une différence moyenne = o°,74 , c’est-à-dire que, par l’effet de la nuit, la chaleur animale s’abaisse de trois quarts de degré. Ce résultat repose sur un nombre d’observations suffisant pour le considérer comme complètement établi, au moins pour cette espèce d’animaux.
3. La tendance à l’abaissement de température pendant la nuit est tellement prononcée que, sur mes trois cents jours d’observations , il n’y en a que cinq où la chaleur de midi ail été inférieure à celle de minuit du même jour, et cela seulement de o°,4 pour le maximum1; et six où la chaleur de midi et celle de minuit aient été égales 2. Dans les deux cent quatre-vingt-neuf autres jours la chaleur de midi a surpassé celle de minuit. Peu de résultats physiologiques offrent plus de constance que celui-là.
4. La différence de température de l’air ambiant pendant le jour et pendant la nuit ne saurait être la cause de l’oscillation diurne de la chaleur animale ; car, comme on peut le voir dans le tableau général n° 6o , non-seulement la température moyenne de la chambre n’a varié que de o°,4 à o°i entre midi et minuit, mais encore la différence en plus est en faveur de minuit.
Pigeons
jours
! Pigeons
jours
SUR L’INANITION. 103
5. L’oscillation diurne est également indépendante de la saison; car, en rangeant dans deux colonnes les séries relatives, d’une part, à l’été et, de l’autre, à l’automne et l’hiver, et prenant la
moyenne, on obtient :
Oscillation diurne pendant l’été1 = o°,go
Oscillation diurne pendant l’automne et l’hiver2 = o°, 70
Ainsi l’oscillation diurne a été plutôt un peu plus forte pendant l’été que pendant l’hiver, et par conséquent le refroidissement permanent de l’atmosphère n’exerce aucune influence dans sa production.
Ainsi, dans l’état normal, la chaleur animale éprouve toutes les vingt-quatre heures une oscillation régulière, au moyen de laquelle elle s’élève pendant le jour, et s’abaisse pendant la nuit. La différence entre ces deux états est en moyenne = o°, 74 ; et cettë différence ne se rattache ni à une variation dans la température de l’air ambiant entre le jour et la nuit , ni au refroidissement général de l’atmosphère, qui résulte du changement des saisons.
J’ai trouvé intéressant de rechercher jusqu’à quel point l’oscillation diurne de la chaleur était liée à l’état de la respiration. Pour cela, sans doute, il aurait fallu pouvoir examiner si, indépendamment de la question chimique, la respiration présentait aussi, soit dans la fréquence, soit dans le volume des inspirations, une oscillation analogue à celle de la chaleur; mais, ne pouvant m’occuper du volume des inspirations, je me suis borné à la question de fréquence, et j’ai mis tous mes soins à la résoudre. A cet effet , j’ai compté avec la montre à secondes le nombre des respirations par minute chez neuf de nos vingt pigeons ci-dessus , et cela pendant les séries mêmes où je déterminais l’oscillation diurne de la chaleur. Ces prises de respiration ont été faites de la manière suivante :
1 Pigeons 5', 6°, ii°, 12e, 1 3 e, 1 4°.
s Pigeons 7", 8”, 9', 10°, 1 5°, i6\ 17', 18e, 19', 20', 21e, 22', 23e, 24'.
1 ° La respiration , autant que possible , a été comptée pendant deux minutes consécutives, pour mieux éviter les erreurs; 2° elle n’a été comptée que pendant que l’animal était calme et tranquille, et lorsque aucune cause d’agitation ne l’avait encore dérangé de l’état de repos; 3° ces prises de respiration ont été faites aux heures de midi et de minuit, immédiatement avant la prise de chaleur animale.