DES NEUFS ANIMAUX
Midi.
Minuit.
Respiration par minute..
Chaleur animale 1
D’où l’on voit que la respiration s’est ralentie dans le rapport de 9 : 8 ; tandis que la chaleur animale ne s’est abaissée que dans celui de 9 : 8 ,8 seulement.
3. Quant à la question chimique, je l’ai trouvée résolue depuis longtemps, et d’une manière très-remarquable, par les expériences du docteur Prout sur la variation de la proportion d’acide carbonique dans l’air expiré à différentes époques du jour. Ce chimiste a prouvé que cette proportion est à son maximum
Somme des 116 jours d’observations de chaleur
MINUIT
SUR L’INANITION, vers midi et à son minimum vers minuit1; et que c’est vers le matin que la proportion d’acide carbonique dans l’air expiré commence à augmenter ( Thompson , Chimie, t. IV). Il est impossible de voir une confirmation plus complète que celle-là de nos résultats sur l’oscillation diurne de la chaleur animale.
Maintenant, cette moindre production d’acide carbonique et cet abaissement de la chaleur animale pendant la nuit résultentils du ralentissement de la respiration, ou ne dépendent-ils pas plutôt de la diminution de l’influence nerveuse sous l’empire de laquelle se font les mouvements respiratoires et le dégagement de la chaleur? C’est cette dernière opinion qui me paraît la plus probable; car, même en respirant 3a fois par minute au lieu de 36 , il y a encore bien plus cî’oxygène fourni que le corps ne peut en consommer, et, par conséquent, il y aurait possibilité d’amener pendant la nuit la formation de f acide carbonique et la production de la chaleur animale à l’état normal du jour. Les matériaux sont suffisants, et si la consommation est moindre, c’est que la force qui doit produire ces effets est, en quelque sorte, dans l’état de sommeil.
Du reste, les résultats que nous venons d’exposer sur l’oscillation diurne de la chaleur animale confirment ce que l’on peut apercevoir plus ou moins bien sur soi, et expliquent pourquoi, pendant le sommeil de la nuit, nous avons besoin d’enveloppes plus chaudes et plus nombreuses que celles qui nous suffisent dans l’état de veille.