‹ Recherches expérimentales sur l'oxydation directe du platine et la nitruration de quelques métauxChapitre 10 sur 18 · de l'hydrogène · texte numérisé non relu

de l'hydrogène

572 emps 0.090 0.100 0.085 T°C 0080 0.080 A 0 0 100 200 300 400 500

+ dans l'ammonsc - dans l'hydrogene

Eig,«16:

La vitesse de réaction est mesurée à 130° et 350° où elle est déjà deux fois plus grande. Après avoir saturé le fil à 35o° un refroidissement rapide en atmosphère d'ammoniac donne une droite parallèle à celle d'étalonnage. La nitruration a été plus poussée dans un autre essai. En 12 heures la résistance est passée de 0,316 ohm à 0,515 ohm et le dosage de l'azote fixé dans le fil révèle une teneur de 1,3 0/0 en nitrure. Ce résultat montre la sensibilité de la méthode

par conductibilité électrique.

lo PIERRE GRANDADAM

D'après F. Fichter et Spengel (32), l'hydrogène est sans action sur le nitrure d'aluminium. Le fil précédemment nitruré et refroidi dans l’ammoniac, est réchauffé dans l'hydrogène pur. À partir de go°-1000, il y a une augmentation rapide de la résistance (fig. 16). C’est une dissolution d'hydrogène dont nous avons mesuré la vitesse à 225°; peut-être se forme-t-il un amidure avec le nitrure du fil. A la température de 265°, chute verticale de la résistance et il faut aller jusqu’à 450° pour revenir à la valeur étalon et on suit de nouveau la droite primitive. Donc, la réaction 2AIN + 3H? & 2A1 + 2NH% à l'état solide est réversible. Cela explique l'impossibilité d'obtenir le nitrure AIN à partir du métal solide ; en effet, sa formation est superficielle et à 6oo° il n’y a plus que 0,3-0,4 o/o de molécules NH° qui sont entraînées par déplacement de l'équilibre. Le nitrure diffuse plus facilement dans le métal fondu et 1l est stable aux hautes températures, puisqu’à 2.000° il n’est pas encore dissocié. C’est donc à cause de la stabilité du nitrure AIN que cette réaction n’est réversible qu'aux plus basses températures. |

La réduction du fil nitruré donne un métal poreux dont nous avons étudié les propriétés. Réchauffé dans l’hydrogène, sa résistance augmente à partir de 4oo° (fig. 17) et double à 575° au bout de 15 heures. A ce moment, le fil est refroidi rapidement dans l'hydrogène et à parür de 45o° il revient très vite à sa résistance primitive. Si au lieu de réchauffer ce fil poreux dans l'hydrogène on utilise l'azote pur c’est au-dessous de 25o° qu'il fixe de grandes quantités de ce gaz (fig. 17). Saturé d’azote à cette température, sa résistance est de 0,115 ohm au lieu de 0,0307 ; à ce moment, on fait arriver l'hydrogène comme pour la réduction du nitrure et la résistance croît à 0,174 ohm pour revenir à la valeur étalon à 2650. Donc l’azote dissous ou combiné est éliminé par l'hydrogène à 265°. Les courbes de saturation du fil poreux par l'azote et l'hydrogène à 100° (fig. 17)

RECHERCHES SUR LA NITRURATION DES MÉTAUX hx

diffèrent complètement des courbes de nitruration précédente (fig. 16) et la comparaison montre que sur le fil poreux il s’agit d'une simple dissolution physique. Dans la zone comprise entre 280° et 450, l'azote est peu sensible à l’action

AR dans N;,

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dissolution

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