‹ Recherches expérimentales sur l'oxydation directe du platine et la nitruration de quelques métauxChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Dans la première partie de notre travail nous avons établi que l’oxydation directe du platine par l'oxygène sous pression produisait simultanément le bioxyde et le protoxyde de platine anhydres. Nous avons isolé ces deux oxydes à l’état pur et étudié leurs propriétés physiques et chimiques, en particulier leur stabilité à la chaleur. Nous avons étudié les propriétés catalytiques d’hydrogènation en chimie organique des deux oxydes du platine et de différents noirs de platine oxydés et nous avons mis au point une méthode simple de préparation de catalyseurs d'hydrogènation deux à trois fois plus actifs que ceux utilisés jusqu’à présent dans les laboratoires.

Dans la deuxième partie, nous avons montré que le lithium se nitrure dans l’azote par une réaction autocatalytique et nous avons étudié l’action de l’ammoniac sur le nickel divisé et produit le nifrure de nickel à valences normales par une réaction de double décomposition. L'application d’une nouvelle méthode basée sur la conductibilité électrique nous a permis de mesurer avec précision la résistivité et son coefficient x en fonction de la température pour l’aluminium, le fer, le nickel, le sine, le tungstène et le magnésium pour lequel nous avons décelé une transformation allotropique à 280°. Nous avons pu également déterminer les températures exactes de nitruration de ces métaux à l’état solide par l’ammoniac et montrer que cette nitruration est une réaction réversible. Cette méthode nous a permis d'établir une distinction nette entre la dissolution d’un gaz dans un métal et sa fixation chimique, par la comparaison des courbes de variation de la résistance en fonction du temps ; enfin nos résultats nous ont conduit à quelques conclusions relatives à l'explication de l’activité catalytique du fer et du nickel dans la réaction de synthèse de l'ammoniac.

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