‹ Recherches expérimentales sur la durée des actes psychiques les plus simplesChapitre 26 sur 39 · QUATRIEME PARAGRAPHE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARAGRAPHE

DU RAPPORT ENTRE LA VITESSE DE TRANSMISSION NERVEUSE CENTRIPÈTE ET LA VITESSE DE TRANSMISSION CENTRIFUGE

Avant de terminer la partie de cette analyse relative au temps de réaction au simple contact, et de passer à l'étude de l'influence que possède sur les variations de la vitesse de transmission nerveuse la plus ou moins grande intensité de l'excitation, il nous a paru intéressant de consacrer quelques lignes à l'examen d'une série de résultats qui résument en réalité ce que nous avons écrit jusqu'ici.

Si, en effet, nous considérons les chiffres obtenus d'une part en excitant le pied et en faisant réagir le sujet avec sa main, d'autre part, en portant l'excitation à la main et en faisant donner le signal avec le pied, et si nous comparons ces résultats nous aurons mis en regard les valeurs de la transmission

dans une même longueur d'éléments nerveux, en faisant alternativement jouer A chaque serment le rôle de nerf moteur et le rôle de nerf sensitif.

Désignons la main par B, le pied par A, nous avons d'un côté le temps de réaction en B après une excitation en A, c'est-à-dire une conduction sensitive à travers le sciatique et la moelle jusqu'au sensorium, suivie d'une conduction motrice du sensorium à travers la moelle et les nerls du plexus brachial jusqu'à la main, soit une plus grande longueur à l'avantage du nerf sensitif : nous appellerons le temps ainsi obtenu S. D'un autre côté, en excitant B et en faisant réagir A, nous avons une conduction sensitive à travers les nerfs du bras et la moelle jusqu'au cerveau, avec une conduction motrice comprenant la moelle et le sciatique jusqu'au pied, soit un autre temps dans la composition duquel le cordon centrifuge apporte un facteur plus important que le cordon centripète et que nous désignerons par M.

A priori la vitesse de transmission sensitive étant supérieure à la vitesse de transmission motrice, nous pouvions supposer que le temps M serait plus long que le temps S.

C'est en effet ce que l'on verra résulter, sauf de rares exceptions du, tableau que voici, où nous donnons la différence entre les deux temps chez nos différents sujets, en les désignant par la lettre qui représente chez chaque individu le plus long des deux.

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