CONCLUSIONS
1° Il est impossible, par la méthode dite a Méthode de Schelske, * d'arriver à déterminer la valeur absolue de la vitesse de transmission nerveuse centripète, maison obtient une valeur approchée de cette vitesse qui oscille chez les individus sains entre 34 n, 72 par seconde dans les nerfs de la jambe et 27 m. 02 dans les nerfs du bras.
Cette vitesse est diminuée par :
a) Page seul ;
b) l'âge, chez les sujets atteints de moelle sénile ;
c) l'hémiplégie du côté sain ;
d) l'hémiplégie du côté malade en cas d'hémiplégie flasque ;
é) la paralysie générale ;
f) Tépilepsie ;
g) les hallucinations.
Elle est accélérée sous V influence de :
a') Tûge avec athérome généralisé ;
h") Thémiplégie du côté malade en cas de contracture
secondaire ; c') le délire des persécutions.
2<> La vitesse de transmission nerveuse centrifuge à travers la moelle et les cordons nerveux est diminuée :
a) chez les vieillards ;
b) chez les vieillards atteints d'athérome ;
c) chez les hémiplégiques atteints de sclérose descendante ;
d) chez les malades atteints de myélite ;
e) chez les paralytiques géaéraux ;
f) chez les persécutés et les hallucinés.
Elle est accélérée :
a') dans les cas d'hémiplégie flasque ;
V) sous l'influence d'une perturbation mécanique (bruit).
Elle se rapproche à la normale :
a") chez les épileptiques.
3° Le temps nécessaire à l'accomplissement d'un acte psychique minimum oscille normalement entre (T0707 et 0'0633-
Ce temps devient plus long sous Vinfluence d'un bruit voisin du sujet en expérience :
à) de l'âge accompagné d'athérome généralisé ;
b) de l'âge accompagné de moelle sénile;
c) de l'hémiplégie du côté sain en cas d'hémiplégie flasque ;
d) de Thémiplégie du côté malade ;
e) des myélites ;
/) de la paralysie générale ;
g) du délire des persécutions ; h) des hallucinations ;
Il diminue :
a') chez les épileptiques.
Il reste sensiblement normal :
a") chez les vieillards sains ;
6") dans l'hémiplégie avec contracture du côté sain.
4° Le temps de réaction simple oscille à l'état normal entre 0"1545 et 0"1587.
Il s'allonge sous l'influence de :
a) la chaleur ;
b) le bruit ;
c) la vieillesse ;
d) la vieillesse accompagnée d'un état sénile de la moelle ;
e) de l'hémiplégie flasque du côté malade ;
f) des myélites ;
g) de la paralysie générale ; h) de Tépilepsie ;
i) des hallucinations ;
j) du délire des persécutions :
h) de la démence ;
l) de l'hystérie accompagnée* d'accidents ;
m) de l'atrophie musculaire progressive ;
n) de la compression du nerf.
Il diminue avec :
cC) l'absorption de la phénacétine ;
V) l'absorption de Tantipyrine ;
c'j la vieillesse avec athérome généralisé ;
d') l'hémiplégie du côté sain ;
e') l'hémiplégie du côté malade quand il y a sclérose descendante ;
f) l'hystérie, quand il n'y a pas de lésions, mais simplement irritation générale.
5<> Le temps de réaction devient constamment plus court quand l'intensité de l'excitation augmente.
Cette loi, énoncée par Wundt et par Buccola, ne se vérifie pas régulièrement dans les cas suivants :
a) vieillards ;
b) vieillards avec athérome ;
c) hémiplégiques ;
d) myélites ;
e) épileptiques.
Mais plus on se rapproche de la racine du membre, plus elle tend à devenir générale.
6° L'élément psychique est le facteur dont la durée est la plus considérable, parmi ceux qui entrent dans la composition du temps de réaction simple, sauf chez les épileptiques où la prédominance appartient au temps employé par la conduction centripète.