MOTET
de bonnes graines par silique.
Pas de pollinisation nu pollinisation directe accidentelle
Pollinisation croisée
/leurs de Chelidonii m majus sont à peu près également fertiles après les pollinisations directe, indirecte et croisée. Ce fait suffit a expliquer la très grande fécondité de l'espèce.
ŒNOTHERA BIENNIS
L'observation des fleurs d'Œnothera biennis montre qu'elles
sont légèremeul protèrandfes : les anthères arrivent à maturité à l'intérieur du bouton, tandis que ce n'est qu'après l'épanouissement des fleurs que le stigmate atteint son complet développement par l'écartement de ses quatre longs lobes cylindriques (fig. 6).
Ces fleurs offrent en outre cette curieuse particularité de ne s'ouvrir que pendant la nuit ; on les voit étaler au clair de lune largement leur corolle, qu'elles maintiennent toujours fermée pendant
Fw. G. — Fleur A'CEnothera .biennis. . . „, .,, . ,
(Section longitudinale.) le jour. D ailleurs, d après les au-
teurs, il semble que la rapidité et la durée de leur épanouissement soit variable. Les fleurs
que j'ai observées s'épanouissaient vers g heures du soir: [es branches stigmatiques d'abord accolées ne tardaienl pas à s'écarter ; elles restaient ainsi susceptibles d'être pollinisées tonte la nuit, jusqu'au moment où, avec les premiers rayons du soleil, leur corolle se refermait pour ne plus s'ouvrir. Et le soir du même jour elles étaient complètement llétries. Il convient d'ajouter que ces observations avaient lieu au mois d'août et par une température exceptionnellement chaude (i);
Telle que je viens de la décrire cette structure des fleurs parait 1res favorable à l'autopollinisation. Celle-ci en effet semble devoir se réaliser spontanément, puisque, lors de leur maturité à l'intérieur des boutons, les anthères sont précisément situées au contact du stigmate.
Cette plante même n'a pas été l'objet d'études expérimentales ; mais sur une espèce voisine Y < >l'.iu>l liera Lamarchimni M. H. de Vriesa été conduit à l'aire de nom lue use s pollinisations au cours de ses recherches si remarquables sur les mutations ; il n'a d'ailleurs expérimenté qu'un seul procédé, l'autopollinisation. S'attachant surtout à démontrer la persistance des espèces nouvelles qu'il découvre, et arrivant à son but par l'autopollinisation des fleurs, grâce aux résultats positifs, qu'elle lui a constamment donnés, il n'a pas eu à rechercher la valeur des autres modes de pollinisation (2).
Je me suis proposé d'étudier chez VGEnothera biennis les effets des pollinisations directe, indirecte et croisée.
Mise en expérience. — Pour ces recherches, je dispose d'un grand nombre de pieds, qui ont fleuri spontanément dans des plates-bandes en friche.
Castration. — Sur une inflorescence, dont les boutons sont toujours inégalement développés, il faut avoir soin de s'adresser pour opérer la
(1) D'après Kern kk v. Makilaun la lloraison de chaque tleur durerait deux nuits. IMlanzenteben, II Band, Leipsig et Nienne, 1891.
(a) Voir Hugo de Vries. Die Mu talions théorie. Erster Band. Leipsig, 1901, p. 1 5 1 à 367. Die Enstehung von elementaren Arien in der Galtung Œnothera, el le résumé qui en a été publié en français: Recherches expérimentales sur l'origine des espèces, par M. Hugo de \ ries. Be\ uc générale de botanique, t. XIII, 1901, p. (5 à 17.
Œnothhra hiknnis.
Détail des expérieni es.
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