‹ Recherches expérimentales sur la pollinisationChapitre 17 sur 59 · MOYEU · texte numérisé non relu

MOYEU

de ljonnes graines par capsule.

iti

Pollinisation croisée

ia

Castration. — La castration s'opère sur ces (leurs sans qu'il soit nécessaire de fendre la corolle ; dans les boutons jeunes les anthères sont suffisamment résistantes pour être enlevées intactes.

Mise en sac. — Des nombreuses fleurs que portent ces piaules, je n'en conserve qu'un petit nombre, qui sont enfermées dans des sacs isolément ou par groupe pour subir les traitements ordinaires.

Pollinisation. — Elles sonl pollinisées lorsque les stigmates sont nettement divergents. En raison de la déhiscence prématurée des anthères les (leurs autopollinisiTs ne reeoivenl qu'une faible quantité de pollen.

Fructification. — Les fleurs non pollinisées restent longtemps épanouies sans se faner, tandis que les fleurs pollinisées se flétrissent rapidement et qu'elles donnent des capsules, qui arrivenl à maturité trois semaines après la pollinisation.

Pendant toute la durée des expériences, les plantes bien (pie placées dans des pots sont restées à l'air libre.

Cette série de pollinisations, dont on trouvera le détail et le résumé dans les tableaux ci-joints, donne les résultats suivants :

i° Les fleurs châtrées non pollinisées n'ont donné aucun fruit ;•

2° Les /leurs pollinisées ont en presque totalité donné des fruits, et les fruits des trois séries renferment le même nombre moyen de graines.

Bien que la disposition même des différents organes de ces fleurs rende, pour ainsi dire, nulles dans les circonstances ordinaires les chances d'autopollinisation, nous voyons, d'à-

'io RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LÀ POLLINISATION près le résultat do nos expériences, qu'elles ne sont pas moins fertiles par fécondation directe que par les autres modes <le fécondation.

LU N ARIA BIENNIS

Un certain nombre de Crucifères ont été de la part de

quelques auteurs (i) l'objet d'expériences de pollinisation; malgré la constance de la structure de la fleur dans les différents espèces, leurs propriétés physiologiques ont •accusé d'assez grandes différences ; les unes se sont montrées autostériles, les autres autofertiles, et d'autres enfin ont paru tenir le milieu entre les précédentes. Les deux

Fig. il. — Fleur do Lunaria biennis. .

(Section longitudinale.) séries de pollinisation, que

j'ai instituées sur les Crucifères (Lunaria biennis et Brassica oleracea) confirment ces résultats.

La disposition bien connue des anthères par rapport au pistil dans les fleurs de Lunaire peut faire préjuger de la fréquence possible des différents modes de pollinisation (fig. 11 .

(i) Fr. IIildebkand. Die Geschlechtcr Ycrlheilunrj bei den Pjlanzcn. Leipsig, 1867, p. 70.

H. Muller. Befruehtung der Blumen. Leipsig, 1873, p. 1 38. Comes, Le, 1 8 7 ri , 1875, 1879.

Kirchner. Flora von Stuttgart. Stuttgart, 1888, p. 3o2, 3o3, 3i3.

Fr. Uii.debkaNd. Einige biologische Bcobachtungen. Ueber Selbststerilitut bei einiijcn Cruriferen. Beiichle der D. Bot. Gesclls., 1896, p. 324-

W. O. Focki:. Ueber die Unfrachtbarkeit bei Bestaûbunrj mit eigenem Pollen. Abhandl. Natw. Ver. Bremen, XII, 3, i8(j3, p. /109- 4 1 6 et 4gâ-i;)6, etiVeue RcobaclUungen iiber Artenkreuzùng imd Selbststerilitut. Id., XIV, 2, 1897, p. 297-30/1.

Lu.\d et Kjaerskou. Botanisclier Jahresberich (Just), 1880, I, p. 753.

DESClilPTION DES EXPÉRIENCES il Sériées dans le tube, <|iu: l'orme la base de la corolle, les étamines OU tOUl au moins les pins longues d'entre elles élèvenl leurs anthères loul à côté et au-dessus du Stigmate ; il s'ensuit que les grains de pollen sont naturellement destinés à entrer en contact avec lui (autopollinisation), et l'on conçoit d'autre part la facilité avec laquelle les insectes peuvent apporter sur ce même stigmate prescpie à découvert le pollen il ;nii res fleurs hétéropollinisation .

Cette plante n'a pas encore été étudiée au point de vue qui nous occupe, c'est ce qui m'a engagé à entreprendre les expériences suivantes :

Mise en expérience. — Les plantes dont je dispose sont des plantes en pots.

Castration. — Il importe de choisir pour opérer la castration des boutons jeunes, sur lesquels la corolle commence à peine à dépasser le calice; malgré l'étroit rapprochement des pétales et des sépales ils se laissent assez facilement écarter pour que le bouton puisse être maintenu ouvert; il suffit alors de saisir avec l'extrémité d'une pince l'anthère dont le filet se brise assez facilement; une petite difficulté se présente pour les petites étamines, qui sont plus profondément situées et plus adhérentes, mais avec un peu d'habitude, elle est facilement surmontable. Lorsque l'opération est terminée on referme le bouton; il a 1 air intact.

Mise en sac. — Pour des raisons, qui dépendent de la structure et du mode de croissance des plantes, je suis obligé d'enfermer dans un même sac plusieurs boutons, qui tous alors sont soumis au même traitement.

Ayant observé que la déhiscence des anthères des grandes et des petites étamines était loin d'être simultanée, et qu'il n'était pas rare de voir des fleurs épanouies, dans lesquelles les petites anthères sont encore fermées, j'ai pensé qu'il serait intéressant d examiner séparément l'autopollinisation réalisée soit par les grandes, soit par les petites, d'autant plus que le plus souvent c est par les premières seules que s'opère la fertilisation.

En conséquence, au lieu des quatre séries d'expériences habituelles, j'uistitue les 5 suivantes:

Première série: Inflorescences à fleurs entièrement châtrées: Pas de pollinisation.

Deuxième série: Inflorescences à fleurs privées de leurs petites étamines : Pollinisation par les grandes.

Troisième série: Inflorescences à fleurs privées de leurs grandes étamines: Pollinisation par les petites.

LuNABIA

BIENNIS. — DÉTAIL DES EXPÉRIENCES

FLEURS CHÂTRÉES

Otl

mises e\i>i':iui:!«ce Avril

aG 27 37 28 29 39

I l Kl US rl'.WOI IKS

TRAITEMENT

RU Hl A CES DATES

par ce» flfeurfl.

I';is de | >• ■ 1 1 .

P. directe.

(Pollen des grandes élamines.)

P. directe.

(Pollen des petites étamines )

P. indirecte.

P croisée.

Pas de poil.

SI LICULES

HÉCULTÉES le 20 JUÎilel .

Pistils ! 0 restés \ <> longtemps / h verts. [

Silicule.

Silicule.

Silicule.

Silicule.

1 Pistils res-^ I tés verts. t

P. directe.

(Pollen I des grandes ~\~\ élamines.)

LUNAHIA BIENNIS. — DÉTAIL I H-J S EXPÉRIENCES (suite).

FLEUBS GB w Kl BS ou

Mur.* F.* E\pi':nll:>«:t:

Avril

■jG 3

37 18 ig ig

PLEI RS ÊPA.NOI [ES

roi.l.l* 1- \ m t I

THAITEMENT

SUBI A 011 DATII

par ce» Dourti

Page 1