POIDS
UOTE>
d'un akène
Forme dolichostylée
Pas de pollinisation.
IO
Pollinisation directe. .
P. croisée homomorphe. .
P. croisée hétéromorphe. .
OKr,OI2
Forme brachystylée.
Pollinisation directe. .
P. croisée homomorphe. .
OSr ,OIO
P. croisée hétéromorphe .
iô
2 ,oC
(W.OIO
Cette même particularité se retrouve dans les expériences de Darwin, cl il suilit de jeter un coup d'oeil sur le tableau résumé de ses pollinisations pour constater que mes résultats se superposent aux siens el delà façon la plus parfaite.
A ce point de vue le Pulmonaria officinalis étudié par Hildebrand semble se comporter un peu différemment, puisque dans ses expériences les deux formes sont restées complètement stériles après pollinisation croisée homomorphe. Il semble donc que Pulmonaria offîcinalis jouisse d'une certaine autonomie vis-à-vis de P. angustifolia. Darwin invoque ce caractère en faveur du maintien de ces deux espèces, qui sont d'ailleurs très voisines au point de vue anatomique.
En résumé ces expériences conduisent aux conclusions suivantes :
i° Le Pulmonaria angustifolia est plus franchement hétérostylé que 1rs Primevères, et nr fructifie bien qu'après pollinisation croisée hétéromorphe .
uii RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SDR I. i POLLINISATION
2" Il constitue un deuxième exemple de fécondité différente des deux formes de fleurs d'une même espèce; à l'inverse des Primevères, c'est la forme brachy stylée y qui est la plus fertile, puisqu'elle seule donne quelques fruits après pollinisation croisée homomorphe et voire môme après pollinisation directe.
LINUM GRANDIFLORUM
Le genre Linum renferme un certain nombre d'espèces hétérostylées parmi lesquelles les plus connues sont le Linum perenne et le Linum grandi/Ionnn \- el J8
Fio. 47. — Fleur dolichostylée do Fie /(8. Fleur brachystylée de
Linum Grandijlorum. Linum Grandi florum.
Mise en expérience. — En août 1904 j'ai à ma disposition un certain nombre de pieds de Linum (jrandijhrum, résultats de semis faits dans des pots.
Castration. — Plus que toute autre cette plante démontre l'utilité delà castration, car, au moment de 1 épanouissement, les stigmates se couvrent spontanément de pollen au contact des étamines. Mais si on cherche, comme d ordinaire, à la pratiquer sur le bouton jeune, cette opération présente quelque difficulté à cause de l'enroulement des pétales sur euxmêmes et de l'extrême fragilité de la corolle qui se détache dès qu'on y touche. Au contraire elle est des plus faciles, si l'on attend le moment où les pétales s épanouissent d'eux-mêmes et mettent à nu les anthères encore non déhiscentes ; celles-ci s'enlèvent aisément dans les deux sortes de fleurs.
Mise en sac. — Tous les boutons, qui doivent servir aux pollinisations, sont introduits quand ils sont encore clos dans des sacs de gaze fine.
Polfinisation. — Les fleurs, quand elles sont aptes à la pollinisation, subissent les quatre traitements ordinaires :
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LlNUM GRANDIFLORUM. — DÉTAIL I > 1: s EXPÉRIENCES.
Forme dolichosti li i
PLEURS CHÀTR1 ES