SUBI * CES DATES
ou le lendemain par ces Heurs.
P. directe.
CAPSULES
RECOLTEES LE g OCTODHE
i caps, moyenne
P. croisée homo.
i caps, moyenne, i caps, petite, i caps, moyenne.
P. croisée hétéro./ i caps, moyenne.
i caps, moyenne, o
i caps, grosse.
NOMBRE
DE GRAI7IES
dans chaque capsule
Graines
mûres.
Pollinisation croisée hétéromorphe.
Le pollen nécessaire est fourni par des fleurs protégées. Fructification. — Plusieurs séries analogues sont faites du 6 au 12 août.
DBSCRIPTIOh DES EXPÉRIENCES ng
LlNUM GRA.NDIFL0B.UM. — RkSUMK DKS EXPKHIENCKS.
MODE DE POLLINISATION
NOMBRE
de r l r o un en
expérience.
DE CAPSTLE*
produites.
MOtES
de graines 1 par capsule
Forme dolichostvlée.
Pas de pollinisation
Pollinisation directe
to
Pollinisation indirecte. .
P. croisée homomorphe..
P. croisée hétéromorphe.
Forme hrachvstx léo.
Pollinisation directe
Pollinisation indirecte.
P. croisée homomorphe.
P. croisée hétéromorphe.
i. Toutes les graines ne sont pas arrivées à maturité.
I lès cette date il est possible de constater qu'un certain nombre d'ovaires entérinés dans les sacs, sans doute fécondés, restent verts, tandis que d antres jaunissent et se fanent. A la deuxième observation, le 3o août, la différence est plus nette : les fruits sont déjà très agrandis et à côtes plus accusées ; les fleurs non fécondées (et elles sont nombreuses) sont complètement desséebées.
Les fruits arrivés à maturité sont récoltés, et les expériences sont décrites dans les tableaux ci-joint^.
i° Toutes les fleurs dolichostylées et brachystylées se sont llétries après autopollinisation.
2° Elles se sont toutes également llétries après pollinisation croisée homomorphe.
3° Elles ont, au contraire, toutes fructifié après pollinisation croisée hétéromorphe.
KlCHEK. q
i3o RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LA POLLINISATION
Donc chacune des 2 formes de fleurs du Linum grandiflorum n'est fertile qu'à la condition de s'entre-croiser avec l'autre. Et ce résultat confirme les expériences de Darwin cl d'Ilildebrand, pour lescpiels le mélange des fleurs dolichostylées et brachystylées est la condition essentielle de leur fertilité.
Il semble bien qu'exceptionnellement on puisse obtenir des fruits autofécondés, au moins chez les fleurs brachystylées, comme teindraient à le montrer le fruit isolé de nies pollinisations et les quelques autres analogues que Darwin croit avoir observés.
.Mais il n'en reste pas moins démontré que le LlNUM GRA.Ndiflori m est une plante physiologiquement très héiérostylée.
POLYGONUM FAGOPYRUM(i)
Les quelques observations que Darwin a faites sur celte plante ne donnent (pie des indications imparfaites sur la féoon-
Fig. &o. — Flour dolichostvléc de Fie. âo. — Fleur brachystylee de
Polyr/nnum Fagnpyrum. Polygonan) Fngopyrum.
dilé relative des différents modes tic pollinisation. Il lui semble, cependant, que les 1 formes de fleurs (fig. 4q et 5o) ne sont pas complètement autostériles, car les quelques plantes qu'il isole sous une gaze donnent au moins en septembre un certain nombre d'akènes autofécondés produits sans l'intervention des insectes.
Mais Darwin rapporte également quelques expériences, qui
(1) H11.DEBRA.ND a le premier signalé que cette plante est hétérostylée dimorphe Die Geschlechter-] ertheiluny, p. '40
bEscniPTiOiX uns EXPÉRIENCES ,3, paraissent montrer une certaine supériorité de la pollinisation croisée hétéromorphe sur la pollinisation croisée hômomorphe. Mais elles consistent en des pollinisations, pou nombreuses, pratiquées (Tailleurs par une méthode très imparfaite, qui Oonsistaità « trotter des (leurs détachées à plusieurs reprises contre certaines inlloresccnces protégées par une gaze ».
Et Darwin reconnaît Lui-même que « les résultats obtenus par cette méthode ne sauraient inspirer une pleine confiance (1).
Le Sarrasin a été récemment l'objet d'expériences plus précises. S. KorshinskyetN. Monteverde (2) ont en effet démontré par des pollinisations artificielles bien conduites (faites à la fin de juillet et au commencement d'août au Jardin Botanique de Saint-Pétersbourg) que les 2 formes de fleurs du Sarrasin sont presque complètement stériles après autopollinisation et pollinisation croisée homomorphe tandis qu'elles sont beaucoup plus fertiles après pollinisation croisée hétéromorphe.
J'ai été amené à la suite de quelques essais préliminaires faits en juin à apporter quelque modification à la technique, que j'avais employée jusqu'alors.
Chez le Sarrasin l'ablation des étamines dans le bouton jeune est assez facile ; en écartant les sépales avec une pince, il est toujours possible de saisir, sans les écraser, les huit anthères M"' tranchent nettement par leur coloration rouge! Mais quel que soin qu'on apporte à l'opération, les fleurs châtrées s'épanouissent en général assez mal et leurs stigmates se flétrissent très rapidement (3). Pour ces raisons je crois préférable de ne pas supprimer les étamines dans les boutons. D'ailleurs dans les fleurs épanouies, les stigmates sont suffisamment loin des anthères pour échapper le plus souvent à t'autopollinisation spontanée. Avant de pratiquer des pollini-
(1) Ch. Darwin. Des différentes formes de fleurs, trad. Heckel. p. i ifi et suiv.
(2) S. Korski.nsky et N. Monteverde. BestâabUngsversuche an Buchweizen (Bolanisclies Centralisait, 1900-1. vol. Si, p. 167-172).
(3) C'est là sans doute la raison principale du très grand nombre de flétrissements, observés par MM. Korsk.nskt et Monteverde, même dans les cas de pollinisation les plus favorables.
,3a RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SDJi LA FW LL\ V / S AT 1 0 ^
sations, il est facile de s'assurer à la loupe que les stigmates
ne sont pas soupoudrés de pollen.
Le Sarrasin que j'ai employé est le « Sarrasin gris ou argenté » du catalogue de Vilmorin.
J'ai entrepris deux séries d'expériences, l'une en juillet, Tau lie en septembre iqo3.
i:\|>«''riences de juillet 1903.
Mise en expérience. — Dans un lot de Sarrasins semés dans des pots le 26 mai et qui commencent à fleurir le 1 1 juillet, je choisis deux pieds dolichostylés et deux pieds brachystylés, hauts de om,yo à 1 mètre.
Mise en sac. — Il n'est guère facile d'isoler chaque inflorescence dans un sac différent à cause de la croissance rapide de la plante, qui mettrait dans la nécessité de déplacer trop souvenl les sacs. C es1 pourquoi je prends le parti de i i i iiuvrir le pied tout entier d un seul sac de gaze monté sur une armature cylindrique, dont les grandes dimensions permettront à la plante de se développer à l'aise.
Ces sacs, qui reposent sur trois pieds piqués en terre, sont fermés autour de la tige à l aide d une coulisse (fig. 5i).
Pollinisation. — Les fleurs de deux de ces plantes protégées subissent quatre traitements différents : Pas de pollinisation.
Pollinisation directe, Pollinisation croisée hoinomorplie,
Fig. 5i. — Polygnnum Fayopyrum.
Une plante en expérience.
I> E S C li IPTIO Y /) ES E \ /' Ê H I E \ C E S
l'iil.li.nNHI IvUlol'YHUM. — Dktmi. DES EXPÉRIENCES DE JUILLET. I •LANTI LICHOSTYLÉE.
KI.KI II- I l'.VNOI IFS (indîqaéM par un chiffre représentant Kuir nombre)
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