‹ Recherches expérimentales sur la pollinisationChapitre 9 sur 59 · FLEURS ÉPANOUIES · texte numérisé non relu

FLEURS ÉPANOUIES

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Datura Stramomlm. — Résumé des expériences.

.MODE DE POLLINISATION

NOMBRE

DE PLEURS

en expérience.

DE CAPSULES

produites.

MOTEX DE GRAI5ES

par capsule.

Pas de pollinisation

Pollinisation indirecte

Pollinisation croisée

DESCnirTIOS DES EXPÉRIENCES a5

L'élude d'unie autre Solanee, le Nicotiana silvestris, m'a donné comme une première indication de cette manière d être, cl il se peul que d'autres expériences ultérieures démontrenl que La pollinisation croisée est bien réellement inférieure dans certains cas à la pollinisation directe.

CHELIDONIUM MAJUS

L'observation des (leurs de Chelidoine (Chelidoniitm majus) ne donne aucune indication sur leur biologie. Au moment de l'épanouissement, quand les pétales se déplient et s'écartent, le centre de la (leur est occupé par un volumineux faisceau d'étamines débiscentes dominé „ , , „, ... .

Fig. 5. — Fleur de Lhelidomum majus.

au milieu par le Stigmate ; (Section longitudinale.)

l'abondance du pollen est telle

que le stigmate doit toujours être pollinisé de façon directe fig. 5). mais les insectes en visitant les (leurs doivent réaliser aussi fréquemment sinon toujours la pollinisation indirecte et la pollinisation croisée. Pour expliquer la très grande fertilité des fleurs, il faudrait connaître la valeur relative des différents modes de pollinisation, et j'ai pensé qu'il suffisait pour cela d'instituer la série d'expériences, qui suit :

Mise en expérience. — Au commencement d'avril je choisis donc plusieurs pieds de Chelidoine et je les transplante avec soin dans des pots; ils continuent régulièrement leur végétation et lorsqu'ils commencent à fleurir (18 avril), je choisis plusieurs inflorescences pour mettre sur chacune d'elles quelques fleurs en expérience.

Castration. — La castration doit être pratiquée sur des boutons jeunes parce que les anthères entrent en déhiscence de très bonne heure. Cette opération présente une certaine difficulté à cause de la fragilité extrême de cette plante, qui se flétrit aux endroits meurtris en laissant écouler un abondant latex jaune. Toute mutilation du périanthe étant par conséquent impossible, je dois attendre pour châtrer les boutons le moment où les deux sépales d'abord cohérents se séparent facilement sous une légère

j6 RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LA POLLINISATION

pression de la pince ; les pétales <- 1 1 i f ('< > 1 1 r i <- s se déplient presque d euxmêmes et il est facile de saisir les étarnines par leur filet.

Mais pratiquée à ce moment de l'épanouissement de la fleur, la castration est loin d être rigoureusement efficace, car les anthères portent parfois déjà à leur surface un peu de pollen pulvérulent. Mais j'ai dû me contenter de cette castration imparfaite, qui a pu même réaliser dans certains cas une autopollinisatipn accidentelle ; j'en tiendrai compte dans l'examen des résultats.

Mise en sac. — Les inflorescences d'expérience sont isolées sous des sacs de gaze fine.

Pollinisation. - Puis aussitôt que les fleurs s'épanouissent, et elles s'épanouissent très rapidement, je pratique les pollinisations directe, indirecte cl croisée : le pollen est pris pour la pollinisation indirecte sur les fleurs autofécondées de la même inflorescence, et pour la pollinisation croisée sur des fleurs appartenant à des pieds très éloignés des précédents.

Fructification. — Le [\ mai je constate que la plupart d'entre elles ont leur pistil déjà très allongé; toutes ces fleurs donnent en effet des fruits ; ceux-ci jaunissent rapidement et arrivent à maturité le 3o mai.

Pendant toute la durée des expériences les plantes sont restées à l'intérieur d'une pièce bien aérée au voisinage d'un large vitrage.

Cette série de pollinisations, dont on trouvera le détail et le résumé dans les tableaux ci-joints, conduit aux résultats suivants :

i° La plupart des fleurs non pollinisées se sont flétries, mais quelques-unes ont donné des fruits. Ceux-ci s'expliquent par le seul fait de l'insuffisance de la castration ; certaines (leurs ayant pu, comme je l'ai signalé, se trouver pollinisées avec leur propre pollen.

2° Les fleurs des trois autres lots :

Pollinisation directe,

— indirecte,

— croisée,

ont toutes pour ainsi dire donné des fruits, et ces fruits sont sensiblement égaux.

Les fruits croisés semblent bien avoir une longueur moyenne un peu plus grande et renfermer des graines un peu plus nombreuses, mais il s'agit de différences minimes, qui sont peut-être fortuites.

L'on peut tirer de ces expériences cette conclusion que les

Chelidonu m m mi s. —

Détail des expériences.

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