‹ Recherches Expérimentales sur la Ponction de la VessieChapitre 17 sur 24 · XVI. — Expérience sur chien de petite taille · texte numérisé non relu

XVI. — Expérience sur chien de petite taille

Anesthésie. On place une sonde en caoutchouc et, après avoir vidé la vessie, on place sur l’urèthre un double fil prêt à être serré, on se munit alors d’une seringue en verre. La sonde étant évasée à la partie terminale et extérieure naturellement, on introduit dans la seringue une quantité — à 3

centimètres cubes d’un bouillon contenant des streptocoques. On pousse alors ces bacilles dans la vessie eton fait suivre cette première injection d’une seconde injection d’eau bouillie afin de laver et de s'assurer que les bacilles pénétreront dans la vessie. Cette seconde injection aura pour but de diluer un peu la culture. On retire la sonde en ayant soin, aussitôt la sonde sortie, de lier l’urèthre fortement.

On reprend le chien le lendemain et on laisse écouler une petite quantité d'urine. Cette urine est trouble, rougeâtre, purulente ; une nouvelle ligature est placée sur l’urèthre. Le lendemain le chien est endormi, la vessie est exposée. Celle . dernière est fortement congestionnée, colorée en rouge, la vascularisation est considérable, les parois semblent très épaissies, des dissociations fibrillaires peuvent s’observer au niveau de la face antérieure et de la face postérieure ; sur les faces latérales on perçoit aussi ces disjonctions musculaires, la ponction vésicale permet de vider la vessie. On laisse le globe vésical exposé, la vessie se remplit très peu et laisse constamment l'urine s’écouler ; pendant 6 heures que dure l’exposition de la vessie, le liquide suinte goutte à goutte,

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