‹ Recherches expérimentales sur la rage et sur son traitementChapitre 38 sur 48 · EXPÉRIENCE XXII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE XXII

Imoculation comparative du cerveau de deux coqs, l'un ayant déjà subi une première inoculation rabique, l’autre non. — Les mammifères

inoculés avec le cerveau du premier restent indemnes, les autres meurent de la rage.

20 avril. — Inoculation virulente à un coq déjà inoculé le 206 janvier (v. obs. de l’exp. XIX), et à un coq neuf.

5 maj. — Un fragment de cerveau est prélevé sur chacun des deux COS.

L'examen microscopique comparatif des deux substances présentait un contraste frappant. Dans la préparation du premier: rien qui. rappelât le microphyte rabique, dans la matière cérébrale du second il n'y avail pour ainsi dire que cela. Aussi ce coq devint très rapidement paralysé; il guérit néanmoins de sa paralysie.

Les deux dilutions de chaque fragment furent inoculés à différents mammifères. Dans le premier groupe, composé d’un rat et de deux jeunes cobayes, il n y eut aucun cas de rage. Dans le second groupe composé d’un rat, deux cobayes et un chien, aucun sujet n’échappa aux fatals effets de l’inoculation.

Ces expériences témoigneraient done que la rage est une maladie du genre infectieux au même titre que le charbon, la variole, la syphilis, etc., et qu’une première atteinte du contage surmontée, l’immunité est acquise pour les réinoculations subséquentes.

. Dans les autres cas que nous avons observés, les oiseaux avaient présenté, après la première inoCulation, des symptômes objectifs plus ou moins apparents, et dans un cas (chez une poule) une paralysie très grave. Lors de la deuxieme inoculation, les sujets expérimentés n’eurent l'air de souffrir en

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