RS
OBS. X. — Chatte tigrée, jaune et noire, âgée de 11 mois.
Le 1i avril 1933, inoculation dans la muqueuse conjonctivaie de 3/4 ec. d’émulsion habituelle de ia soucie N° 409. L'animal ne présente aucun troubie. il succombe ie 28 mit 1955 à une iniection intercurrente.
À l'autopsie on n’observe aucune lésion particulière des urganes ni du sang pouvant jaire supposer l'existence ‘Au charbon.
L'examen bactériologique des irotiis de sang du cœur et de rate n’a pas montré la présence des bactéridies charborneuses.
Cette expérience confirme chez le chat les résultats obtenus par ailleurs, par M. AITOFF.
OBS. XI. — Chat gris tigré, âgé d’un an.
Le 22 octobre 1933, on adminisire 2/10 cc. d’émulsion charbonneuse N° 637, dans le parenchyme testiculaire. L’animal succombe le 25 octobre 1933, sans avoir présenté de signes cliniques marqués, sauf une forte prostration.
À l'’autopsie, on observe une forte augmentation du volume de testicules qui sont, d'autre part, envahis d’un abondant œdème gélatineux remontant dans toute la région périnéale, et recouvrant toute la longueur des cordons.
Rate triplée de volume. Foie fortement hypertrophié avec queiques taches claires sur lies marges de lobes. La cavité abdominale est le siège d'un exsudat citrin. Congestion de ious lies organes. Rein peu augmenté de volume, recouvert par des vaisseaux fortement gorgés de sang. Sang noir et incomplètement coagulé. L'examen des frottis du sang et de 11 rate, nous révèle une forie abondance de bactéridies charbonneuses.
L'ensemencement sur gélose et bouillon, nous donne des cultures riches en bactéridies.
Formes bactériennes
Pendant toutes nos expériences, nous avons observé que les formes de la bactéridie charbonneuse restaient toujours sans aucun changement. Il s’agit toujours de gros bâtonnets, le plus souvent en chaînettes.
Nous n’avons jamais observé des formes sphériques ou encapsulées.
Conclusions
I. — Le chat est un animal sensible au charbon dans les conditions expérimentales.
II. — La résistance naturelle est facilement vaincue par l’inoculation sans artifice d’une bactéridie charbonneuse très virulente.
III. — Toutes les voies d’inoculation se prêtent à l’infection charbonneuse chez le chat. Cependant, les voies testiculaires et musculaires paraissent les plus sensibles (mort rapide, quantité minime de virus injecté). La voie intradermique se montre parfois moins favorable et peut n’amener la mort que longtemps après l’inoculation virulente.
IV. La muqueuse conjonctivale oppose une barrière infranchissable aux bactéridies charbonneuses chez le chat.
V. — A l’autopsie des animaux, la lésion la plus constante est celle du sang noir, mal coagulé. L’hypertrophie de la rate est très irrégulière ; au contraire, l’augmentation de volume du rein est de règle. Le foie présente souvent une hypertrophie marquée.
VI. — On rencontre, en général, dans les organes de nombreuses bactéridies sans caractères particuliers.
Vu : Vu :
Le Doyen, Le PRÉSIDENT, ROUSSY. DEBRE.
Vu et permis d'imprimer Le RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE Paris,