OBSERVATIONS
)) On voit que les résultats varient assez notablement selon les circonstances, surtout avec la charge et l'ajustement plus ou moins parfait des rondelles.
» Quand la pression n'est pas assez forte pour projeter tout au dehors, les pièces inférieures restent planes; elles transmettent le mouvement à celles qui avoisinent le dehors. Cette poussée énergique, transmise par les premières rondelles aux dernières, à la manière de ce qui se produit pour les billes d'ivoire disposées en file, dans l'expérience classique de Mécanique, a parfois déterminé une protubérance conoïdale et s'éleva nt, sous une forme aiguë, au-dessus de l'orifice (*).
» Bien que très variées dans leur nature lithologique et dans les formes qu'elles ont prises à la surface du sol, les éruptions auxquelles les diatrèmes ont servi de canaux, qu'il s'agisse de dômes ou de coulées, ont entre elles un lien de famille, qu'expliquent les expériences. Aussi parait-il commode, en vue de considérations générales, telles que celles qui viennent de nous occuper, de désigner l'ensemble de ces masses éruptives, auxquelles on peut ajouter les cônes scoriacés, certains amas cylindre ides de conglomérats de roches ignées et les kopyes de la région diamantifère de l'Afrique australe, par une dénomination unique et cosmopolite. Le nom à'ecphysème (^) qui, dès l'antiquité, désignait « une chose rejetée par un souffle » et que le Dictionnaire d'Hésychius définit ainsi : « pierres
(*) Cette protubérance a atteint 36™™.
(') Du mot grec exçpu(n)(jLa.
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l'application qu'on en peut faire à divers chapitres de l'histoire du globe.
F/ouverture des canaux perforés, ou diatrèmes, qu'ils soient diamantifères, volcaniques ou autres; le concasseraent des roches; leur régénération par une apparente plasticité, sous l'influence d'efforts mécaniques, ainsi que leur écoulement ; le transport de leurs débris, menus fragments et poussières ; leur arrivée en masse jusqu'à la surface du sol et souvent bien au-dessus, ne représentent peut-être pas toutes les directions où la nouvelle méthode expérimentale pourra s'appliquer, et ce qui a été dit des météorites montre déjà qu'elle peut s'attaquer à un domaine plus vaste encore que celui de la Terre.
Pour les cheminées des diverses catégories, examinées plus haut, diamantifères, volcaniques ou injectées de roches éruptives, il y a lieu d'insister sur leur fréquence dans Técorce terrestre et sur leur gisement en très grand nombre dans certaines régions, où c'est par centaines qu'on peut les compter, et sans préjudice de la parenté des laboratoires d'où elles émanent. Et il faut ajonler que, lors même qu'elles sont peu distantes entre elles, elles se montrent indépendantes les unes des autres, quant au mécanisme de leur percement.
Non moins que les manifestations volcaniques elles-inomes, les phénomènes qui nous occupent témoignent bien éloqnerament de l'existence d'une haute température dans les régions internes du globe.
Le contraste est frappant entre les formes habituellos de rupture de récorce terrestre et les diatrèmes. La disposition liripaire dans l'orientation et le parallélisme, qui sont les traits dominant des premières, qu'il s'agisse de plissement ou de cassures (pmaclases ou diaclases), n'appartiennent pas essentiellement aux dernières. C'est comme un reflet d'un contraste complet dans les causes originelles. Tandis que les dislocntioyn linéaires dérivent plus ou moins directement de pressions horizontales, de refoulenieuts de l'écorce du globe, concomitants à la contraction de ses |)arties inhi nés, les dislocations topiques ou diatrèmes, au contraire, sout, connue on vient de le voir, le résultat d'eflorts concentrés sur uupo/tit unifpn', de poussées verticales de m'dsses gazeu.ses. douées de fortes pressions et animées de très grandes vitesses: une sorte de coup de canon, demi l'âme serait une diatrème qui viserait le zénith.
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