‹ Recherches expérimentales sur les conditions physiques de la vie dans les eauxChapitre 23 sur 42 · Thermèt · texte numérisé non relu

Thermèt

et Zarnbra.

momètre Negretti

Quand on descend l’appareil le long du cable F, dans l’eau, l’hélice tourne dans un tel sens qu’elle tend à se visser et par

Fig. 136. — Premier procédé employé Fig. 137. — Position du thermomètre pour le retournement du thermomè- quaud on le remonte,

tre Negretti. — Position du thermomètre à la descente.

conséquent à fixer le thermomètre. Mais, dès qu on remonte, l’hélice II se met à tourner en sens contraire, elle se dévisse, finit par abandonner le thermomètre qui pivote par son propre poids, et se trouve retourné.

LA CHALEUR

l il ressort placé en A le fixe dans sa nouvelle position.

La figure 139 représente la môme disposition d’appareil appliquée aune autre forme du thermomètre Negretti.

Tl

Fig. 138. — Appareil à retournement Fig. 139. — Dispositif destiné à produire de l'amiral Magnaghi. le retournement d’un thermomètre

Negretti.

Comme il peut arriver que l'hélice ne se mette pas en mouvement, que la vis se rouille et ne fonctionne pas, on a imaginé de retourner le thermomètre au moyen d’un anneau messager envoyé autour du câble de descente. C'est ainsi qu’on procédait à bord de V Hirondelle et à bord du Talisman.

Ce thermomètre était tenu à angle par un fil de chanvre que cassait le messager en arrivant, le thermomètre se retournait aussitôt et à coup sûr. En disposant le long du câble une suite de thermomètres, on avait de cette sorte la série de toutes les températures des couches d’eau en une seule opération. Le messager cassait successivement tous les fils des appareils et il était assez large pour que ceux-ci pussent facilement passer dans son anneau (fig. 57).

Je ne vous parle ici, Messieurs, que pour mémoire de l'instrument électrique proposé par W. Siemens, instrument qui fut utilisé sur le Bla/ce et dont on ne s’est plus servi ensuite tant il est délicat à manier à bord d’un navire. Il était basé sur la résistance électrique d’un fil variant avec sa température. Deux bobines de résistance égale étaient rattachées à un pont de Whcatstone. L’une des bobines était plongée dans la mer au bout d’un câble électrique contenant deux fils très soigneusement isolés. La seconde, placée sur l’autre branche du pont, était retenue à bord et plongée dans un bain d’eau ordinaire. Le pont était en rapport avec un Thomson marin et un courant fixe était envoyé dans tout l’appareil. Le miroir déviait, caries deux bobines, étant à des températures différentes, offraient au courant une résistance différente.

On ajoutait alors de la glace dans le bain où plongeait la bobine n° 2, jusqu’à ce que le miroir fût revenu au 0°. A ce moment les deux bobines étaient certainement à la même température, il suffisait donc de prendre la température du bain du bord, c’était celle de la région où plongeait la bobine immergée.

C’était bien compliqué, inapplicable pendant les temps un peu gros et le long fil métallique du câble prenait des températures qui n’étaient pas celles de la région où plongeaient les bobines : les résultats étaient, de ce chef, altérés.

En attendant mieux, on ne se sert aujourd’hui que de l’appareil Negretti et Zambra.

De quelque manière qu’on ait recueilli la température, il

LA CHALEUR

faut la représenter en courbes ou en schémas qui seuls peuvent donner une notion de la réalité, les longues colonnes de chiffres ne représentant rien du tout à l’œil ou à l’esprit.

Si on veut représenter les différentes températures d’une même couche horizontale de l’Océan, on prend la carte de cet Océan et on y marque des isothermes formées par la jonction

Fig. 140. — Planisphère représentant, par teintes équivalentes, les températures

de la surface des différents Océans.

des points où l’observation a montré qu’il existait une même température (fig. 140).

Si on veut représenter la température d’une tranche verticale en un point donné, on se sert d’un quadrillage sur lequel on prend les abscisses pour marquer la profondeur et les ordonnées pour la température. La courbe se trouve alors être par sa forme la représentation exacte des variations de la température. Il y a, dans les/tejDorls.du Challenger , 258 courbes de cette nature. J’en reproduis une ci-contre, réduite par la photogravure (fig. 141). Elle vous montre avec quel soin les sondages étaient faits ; elle vous donne aussi une idée de la dé-

croissance de la température avec la profondeur dans les eaux océaniques.

Enfin quand on veut représenter, non plus la variation de la

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