‹ Recherches expérimentales sur les effets physiologiques de l'augmentation de la pressionChapitre 13 sur 20 · EXHALATION DE L'ACIDE CARBONIQUE · texte numérisé non relu

EXHALATION DE L'ACIDE CARBONIQUE

S'il est facile de suivre, en quelque sorte, pas à pas, la marche de la consommation de l'azote dans l'organisme, en recueillant l'urine sécrétée dans un temps donné, il est beaucoup moins aisé de se rendre compte de la consommation du carbone éliminé sous forme d'acide carbonique. Il faudrait, en efiet, pour arriver à un résultat précis, pouvoir également recueillir la totalité de l'acide carbonique exhalé en un temps donné, condition réalisée dans les belles expériences de MM. Regnault et Reiset, mais qui ne pourraient se réaliser pour l'homme et surtout dans des milieux

organiques dans le cas où Toxydation des matériaux azotés est incomplète, et, en particulier, dans la diathése goutteuse.

Mais, si l'augmentation de la pression atmosphérique peut rendre de réels services pomr combattre certains vices de la nutrition en activant les transmutations qui la constituent, les faits que j*ai rapportés ci-dessus me paraissent indiquer que les pressions employées doivent être assez faibles, et la durée du séjour dans Tair comprimé assez courte, Ténergie des combustions diminuant notablement quand on exagère la pression de l'air ou quand le séjour dans Tappareil se prolonge.

de densités variées qu'au moyen d'appareils d'une construction très-délicate et très-dispendieuse.

Mais, à défaut d'une évaluation rigoureuse de la quantité d'acide carbonique exhalée pendant une période de temps déterminée, la connaissance de la proportion de ce gaz contenu dans un volume fixe d'air expiré peut, si l'on tient compte, d'autre part, de la fréquence et de l'amplitude des mouvements respiratoires, fournir d'utiles renseignements sur l'énergie des combustions organiques, quoiqu'il ne

faille lui donner qu'une valeur relative et permettre, jus-

qu'à un certain point, d'en étudier la marche chez les sujets soumis à l'action de l'air comprimé.

Dans le but d'examiner comparativement la consommation de l'azote et du carbone sous l'influence de l'élévation de la pression atmosphérique, les expériences que j'ai entreprises sur les gaz de la respiration ont été faites dans les mêmes circonstances de pression et d'alimentation et aux mêmes jours que celles qui portaient sur la production de lurée.

L'acide carbonique était recueilli le matin dans la cloche après un séjour de deux heures, et un second dosage était fait par comparaison dans la soirée et à l'air libre * .

Dans la première série d'expériences, qui correspond au

^ Pour recueillir et doser Tacide carbonique expiré, je me suis servi de Tappareil décrit ci-après (fig. 2 et 3) :

V est un flacon de 4 litres environ de capacité servant de gazomètre et gradué par lilres, le trait inférieur marqué étant situé un peu au-dessus du robinet R, placé à la partie inférieure.

Trois tubulures donnent passage : la première, à un tube coudé T, qui communique avec TéprouA ette à dessécher E remplie de ponce sulfurique, et avec le tube en caoutchouc P, adducteur de l'air expiré ; la seconde, à la douille d'un entonnoir à robinet D ; la troisiénîe, à un tube droit T' plongeant jusqu'au dessous de l'orifice du robinet R. Les tubes sont choisis d'une section au moins égale à celle de la trachée, pour que

tableau n" 7, rien ne fut changé au régime alimentaire. Cette expérience donna le résultat consigné tableau n° 12.

TâBLRAU N« 12

JOURS

MATIN

BOIR

PRESSIONS

d'.lr«plr*liO-.

PRESSIONS

IroliUtni a'.lreïplrtlO'.

1" Jour

Page 1