DESCRIPTION DE L'APPAREIL
deux gonds, au moyen de pentures brisées. Cette disposition permet aux Êbrds de la porte, garnis d'une épaisse bande de caoutchouc vulcanisé, de s'appliquer hermétiquement aux bords de l'ouverture au moven de deux fortes barres transversales BB serrées par des écrous à manivelles. Des glaces épaisses en cristal GG, au nombre de huit, laissent pénétrer la lumière et sont encastrées dans des cylindres en fonte qui font une saillie de quelques centimètres en dehors de l'appareil sur lequel ils sont fixés solidement au moyen de boulons. On prévient, par cette disposition, la fracture des glaces qui pourrait être amenée par un changement d'inflexion dans la péri] chérie du récipient lorsque, sous l'influence de la pression intérieure de l'air, il tend à prendre une forme parfaitement circulaire pour acquérir son maximum de capacité.
L'appareil est complété par un manomètre à air libre M destiné à indiquer la pression intérieure et par deux soupapes dont l'une. S, remplit l'oflSce de soupape de sûreté et empêche la pression de l'air de s'élever, en aucun cas, audessus d'une certaine limite et dont l'autre. S', sert à régler la pression et le renouvellement de l'air incessamment refoulé dans l'intérieur de la cloche par une pompe foulante mise en jeu par une machine à vapeur.
Dans la série d'expériences que j'ai entreprises, j'avais ajouté à ces dispositions un manomètre à air comprimé qui indiquait à chaque instant les plus minimes variations de la pression et me servait de l'intérieur à en contrôler la marche.
La ffjânœuvre de l'appareil est très-simple. La soupape régulatrice ^ ^tant fermée, on laisse arriver l'air refoulé
DESCRIPTION DE I/APPAREIL il
par la pompe jusqu'à ce que le manomètre M indique la pression que Ton ne veut pas dépasser. A ce moment, on ouvre cette soupape et on règle l'écoulement de l'air de manière qu'il n'en sorte qu'une quantité égale à celle qui entre dans la cloche, manœuvre à laquelle il est facile de donner la plus grande précision en observant les oscillations de la colonne mercurielle dans le manomètre. On entretient ainsi, dans l'intérieur de l'appareil, un courant d'air incesr samment renouvelé et qui balaie l'acide carbonique produit, de telle sorte que la respiration s'opère dans des conditions normales au point de vue de la pureté de l'air inspiré.
Lorsqu'on veut n'arriver que très-lentement à la pression fixée, on se sert encore de la soupape régulatrice pour obtenir ce résultat. On l'ouvre alors dès le début, mais de telle sorte qu'il ne s'échappe qu'une quantité d'air inférieure à celle qui pénètre dans la cloche. La plus ou moins grande rapidité d'ascension de la colonne mercurielle dans le tube manomé trique permet, dans ce cas encore, de régler l'écoulement de l'air avec la plus grande facilité.
L'action que le séjour dans une atmosphère plus dense exerce sur la circulation diffère essentiellement dans les diverses parties de l'arbre circulatoire. Il est donc nécessaire d'examiner successivement les effets de l'air comprimé, d'abord sur le système artériel, puis sur les capillaires et le système veineux.
A. Circulation artérielle. — L'influence de l'augmentation de la pression atmosphérique sur la circulation artérielle a été diversement appréciée par les observateurs. Tandis que M. Junod, auquel revient le mérite d'avoir fait les premières recherches sur ce sujet, avait signalé l'accélération des battements du cœur, sous l'influence d'une pression plus forte, les observateurs qui l'ont suivi sont à
peu près unanimes pour admettre, au contraire, le ralentissement du pouls dans l'air comprimé, ralentissement d'autant plus marqué que le nombre des pulsations est plus élevé au moment de l'entrée dans l'appareil.
Dans le but d'examiner le fait d'aussi près que possible, j'ai fait sur moi-même des observations répétées sur le nombre des battements du cœur comparativement à l'air libre et sous différentes pressions'.
Graphique N- 1
rjour 2?Jour 3" Jour l.« Jour 5Î Jour Wwf
^Baioà.6«ni. Bainà 3<,cbh. Bain à 6o cb« Bwb.7««»1. Km
j..=j I...Î uïi'i tun
» 'it * it
1 DauB les expérieiices, la pression normale de l'atmoHphèr Lei pressions employées sont comptées en centimètres de me d'atmosphère & partir du 0° du manomètre à air libre.
Le graphique ci-contre indique le résultat d'une première série d'observations dans laquelle la durée du séjour dans l'air conjprimé était de quatre heures consécutives par jour et la pression augmentait chaque jour par 1/5® d'atmosphère.
En réduisant en tableau le graphique précédent (tableau n** 1) on aperçoit nettement, sous l'influence de l'air comprimé, une diminution du nombre des battements du cœur qui s'accentue d'autant plus que le séjour de l'appareil se prolonge, et qui devient surtout très-prononcé dans la troisième heure.
Tablbau N*» 1
MATIN
pi
JOURS
D'BXPRRIBNCBS
PRESSIONS
BMPLOTKES CHAQUE