‹ Récherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les (volume 2)Chapitre 48 sur 58 · VU · texte numérisé non relu

VU

I. En résumant tout ce qui précède, on voit : r Qu'à une dose déterminée, l'opium agit exclusivement sur les lobes cérébraux ; la belladona, sur les tubercules quadri jumeaux ; l'alcool,

' Il suit des expériences que j'ai teatées sur l'action de la noix Tomique :

i*Qu'à une dose déterminée, cette substance se borne à produire des accès de couTulsions et la gène de la respiration , sans abolir les sens ; ,

9' Qu'à une dose plus forte, elle abolît les sens, produit

sur le cervelet : et que de celte action exclusive ou spécifique sur telle ou telle de ces parties y dérivent les phénomènes exclusifs ou spécifiques produits .par chacune de ces substances.

2*" «Que les résultats physiques de l'action de chacune de ces substances sur chacune de ces parties sont absolument les Énêmes que ceux de la lésion mécanique de ces parties ; et qu'il y a , conséquemment ainsi , des moyens , tout-à-fait distincts de la lésion mécanique, d'établir la localisation de ces parties et de leurs fonctions.

S"" Enfin, que, de la situation des effusions sanguines qu'on aperçoit à travers les parois crâniennes , on peut toujours déduire , avec précision , la partie cérébrale affectée , et par suite la substance employée.

2. n ne reste plus qu'une remarque à faire relativement au siège précis de la tache, ou effusion sanguine, qui se voit à travers les parois du crâne. Que cette tache se borne à la région des lobes cérébraux, à celle des tubercules quadriju-

des conTulsions TÎolentes, et enchaîne, en quelque sorte, le jeu de toutes les puissances respiratoires ;

5*" Enfin, que, dans tous les cas, la partie du cerveau sur laquelle la noix vomique dirige plus partfculièreinent ton action , est la moelle alongée.

meaux» à celle du, cervelet; qu'elle s'étende de

la région de l'une de ces parties à la région des j

autres /le point où elle s'effectue est toujours le

/ ' ^ sinus veineux correspondant à la partie cérébrale

, affectée, partie dont elle dénote ainsi, à l'exté-

'" rieur, l'engorgement ou infiltration intime^

3. Je n'ai rapporté, dans ce Mémoire, que lés effets de quelques substances spécifiques. C'est qu'il s'agissait beaucoup moins effectivement de la multiplicité des substances éprouvées , que de la rigueur des résultats obtenus , que de l'établissement surtout du principe fondamental duquel émanent ces résultats.

4- Or, on sent qiie, pour arriver à de pareils résultats, il m'a fallu essayer bien des substances diverses *.

Mais j'ai cru, dans ce premier Mémoire, devoir m'en tenir à celles dont l'effet m'a paru le plus tranché 9 le plus exactement circonscrit, le plus propre, par cette circonscription même, à former autant de divisions principales , autour

' 11 résulte de ces essais que le cauiphre ag^t d'une manière analogue à celle de Falcool ; les extraits aqueux de jusquiame, de laitue vireuse, etc., d'une manière analogue à celle de l'opium , etc. Je 'renvoie tous ces détaîk à un second Mémoire.

desquelles vinssent se grouper et se distribuer toutes les autres substances, selon le degré d'affinité que chacune d'elles pffrirait pour chacune de CCS divisions saillantes.

5. Le fait capital , que cc^rtaines substances agissent exclusivement sur certaines parties du cerveau, une fois posé, tout le monde sent combien il devenait important, pour une infinité de questions médicales qu'il est inutile d'indiquer ici, non seulement de déterminer, comme je l'ai fait dans ce Mémoire, les traces matérielles de l'altération organique produite par ces substances, mais encore de chercher à constater, par des réactifs chimiques appropriés, la présence de ces substances, ou du moins ée certains principes de ces substances , dans les parties même spécialement affectées par elles.

6. Je m'occupe, dans ce moment, d'expériences relatives à ce point important'.

Mais il en est un autre qui paraît surtout offrir un vaste champ de recherches auxquelles je me livre aussi.

On a vu que l'altération, du moins l'altération visible, produite par l'action des différentes substances dont je me suis servi, était un engorgement.

On sent donc combien il serait important de

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savoir s'il n'existerait pas des substances qui pussent amener un effet contraire, c'est-à-dire le dégorgement des parties affectées ; et , cet effet supposé , quelles applications nombreuses pourraient en être faites i l'art de guérir. Dès que ces recherches m'auront cQnduit à quelques résultats positifs et déterminés , je m'empresserai de les soumettre à l'Académie,

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