‹ Récherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les (volume 2)Chapitre 6 sur 58 · PREFACE. XJ · texte numérisé non relu

PREFACE. XJ

reste pas moins mobHe; le nerf optique, excitable. L*ablatioii, au contraire, des tubercules quadrijuoieaux abolit sur-«le-cfaamp la contractilité des iris et Faction de la rétine et du nerf optique. Bans le premier eas, on n'avait détruit que lasmmûon de la vue ; on détruit le un% de la vue, dans le seconde .

Il y a donc, en dernière analyse, dans la masse cérébrale , des organes distiaots pour les ien%^ pour les «encartons ^ pour les mowoem&m. . J'avafe conclu des expériences de £e premier Mémoire que dans les Jobes cérébraux résident exclusivement toutes les sensations.

Lorsqu'on enlève, en effet, le lobe d'un côté i un animal, il ne voit plus de l'œil xlu «côté oppo^

^é; les deux lobes enlevés, il devient aveugle et jn'entend plus. La vision et l'audition résident donc bien incontestablement dans ces lobes ^ puisqu'elles se perdent bien incontestablement par eux* /

* Mais, pour les autres sensations, il n'était pas , à beaucoup r près, aussi aisé de décider 4'<abord

Xij PRéFAGE.

si elles sont, ou non, pareillement perdues. On peut croire que TanimaU privé de ses lobes, ne goûte ou ne flaire pas dans le moment où on lobserve, uniquement parcequ'il n'en a pas actuellement envie, et que peut-être il goûterait ou flairerait plus tard : on sent combien il est difficile de discerner le cas où il touche , du cas où il est simplement touché, etc.

Un seul moyen m'a paru propre à lever ces difficultés, mais aussi ce moyen est-il; à mon avis, infaillible : c'a été de faire survivre , le plus longtems que j'ai pu, les animaux à l'opération.

Evidemment, l'animal, une fois guéri des suites immédiates de la lésion mécanique qu'entraîne nécessairement avec elle l'ablation des lobes cérébraux, devait reprendre peu à peu toutes les facultés qui ne dérivaient pas essentiellement de ces lobes.

Or les expériences auxquelles je me suis livré dans cette vue, et qui forment le sujet du second Mémoire de cet ouvrage , montrent clairement que, quelque temps que les animaux survivent à

PRÉFACE. Xdi|

la perte de leurs lobes (j'en ai vu survivre près d'une année entière ) , ils restent constamment assoupis, n'usent plus d'aucun de leurs sens, ne goûtent^ ne fuirent plus ce qu'on leur fait manger, ne mangent plus d'eux-mêmes, ne touchent, c'est-à-dire W explorent i^Xu^^ enfin, ne veulent, ne se souviennent et ne jugent plus. Les animaux privés de leurs lobes cérébraux ont donc réellement perdu toutes leurs sensations , tous leurs instincts , toutes leurs facultés intellectuel-^ les; toutes ces facultés, tous ces instincts, toutes ces sensations , résident donc exclusivement dans ces lobes.

Ces premières difficultés levées, il s'en présentait une autre. Il était naturel de se demander si toutes ces sensations, toutes ces facultés que ' nous venons de voir résider ejiclusivement dans le même organe , y occupaient concurremment toutes le niéme siège; ou s'il n'y avait pas, au contraire, pour chacune d'elles, un siège différent: de celui des autres?

Il suit des expériences de ce second Mémoire

Xiv PRÉFACE. .

que, quelq.ue graduée» quelque ménagée que soit TablatiOD des lobes cérébraux, quels que soient le point, la direction, les liinites dans lesquels on Topère, dès qu'une sensation est perdue , toutes le sont, dès qu'une faculté disparait, toutes disparaissent, etconséquemmentque toutes ces facultés, toutes ces sensations, tous ces instincts , ne constituent qu'une faculté essentiellement uae, e^t résidant essentiellement dans un seul organe*

Un autre résultat non moins important de ces expériences , c'est que les lobes cérébraux „ le cervelet, les tubercules quadrijumeaux peuvent perdre une portion assez étendue de leur si$ib-> stance sans perdre l'exescice de leurs fonctions. Un résultat plus précieux encore, c'estqu'ils peu- . vent réacquérir- en entier ces fonctions après les avoir totalem^t peirdues.

Enûn , c'est une question qui remonte à Hip^ pocrate, qu'on a bien souvent agitée depuis, qu'on n'a jamais résolue d'une manière générale et définitive, de savoir quelles parties dn système ner- ^ . veux ont un ^ffet direct^ quelles, au contraire, un

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