XL
1. J'ai mis à nu , sur un pigeon, tout le renflement médullaire postérieur; après quoi, j'ai' irrité, tour à tour et séparément, les deux moitiés latérales de ce renflement.
. A l'irritation de la moitié latérale droite ont constamment répondu des convulsions dans la jambe droite ; et à l'irritation de la moitié latérale gauche , des convulsions dans la jambe gauche.
Les irritations du centre en déterminaient surtout dans les régions médiane et caudale.
2. J'ai découvert le renflement antérieur, sur un autre pigeon , et puis j'en ai irrité séparément les deux moitiés latérales.
A l'irritation de la moitié droite a constamment répondu l'agitation de l'aile droite; à celle de la moitié gauche , l'agitatioo de l'aile gauche ; à l'irritation du centre , l'agitation des parties caudales.
3. J'ai mis à nu, sur un troisiènie pigeon, toute l'étendue de moelle épinière comprise entre les deux renflemens.
Pareillement, les irritations de la moitié droite ont toujours provoqué des convulsions à droite ; celles de la moitié gauche, k gauche ; celles du
centre , au centre ; mais il s'y est ajouté celte circonstance particulière :
Lorsque j'irritais à une égale distance des deux renflemens, les convulsions se manifestaient également aux jambes et aux ailes ;
Lorsque, au contraire, j'irritais en-deçà ou au-delà de ce point mitoyen , les convulsions prédominaient, ou même, si l'irritation était légère , se bornaient aussitôt ou aux jambes ou aux ailes, selon que le point irrité était plus voisin des unes ou des autres.
4. J'ai découvert, sur un quatrième pigeon, toute la moelle cervicale , depuis le renflement antérieur jusqu'à l'occiput.
Les irritations d'à droite ont toujours répondu à droite; celles d'à gauche, à gauche; et celles du centre, au centre.
5. La convulsion est donc toujours du côté irrité dans la moelle épinière.